Tirs du Liban sur Israël: Beyrouth condamne, la Finul appelle à la retenue
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 15 janvier 2009 à 18:24 -
BEYROUTH (AFP) — Le gouvernement libanais a dénoncé mercredi les tirs de trois roquettes sur le nord d’Israël à partir de son territoire, une attaque qui a aussi conduit la force de l’ONU dans le sud du Liban à appeler à la retenue.
“Quelle que soit la partie derrière cette attaque, elle cherche à ébranler le consensus national et toutes les parties représentées au gouvernement” d’union nationale, a déclaré le ministre de l’Information Tarek Mitri, en soulignant que le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, faisait partie de ce gouvernement.
“Cela donne à Israël une excuse pour attaquer le Liban”, a-t-il prévenu.
Le Hezbollah a fermé les yeux sur l’attaque contre Israël
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 9 janvier 2009 à 17:30 -
L’attaque à la roquette jeudi depuis le Liban contre le nord d’Israël serait l’oeuvre d’un groupuscule palestinien qui aurait agi avec l’accord tacite du Hezbollah mais devrait rester un acte isolé, estiment des analystes.
«Il ne s’agit pas de l’oeuvre d’un groupe libanais. Toutes les parties libanaises, y compris le Hezbollah, souhaitent un minimum de stabilité, notamment avant les législatives» en juin, affirme Oussama Safa, directeur de Centre libanais pour les études politiques.«Ce n’est pas le style du Hezbollah de lancer quelques vieilles roquettes, juste pour provoquer. Soit il se lance dans une grande opération, soit il ne fait rien», précise l’expert, selon qui le groupe chiite «n’a pas intérêt à enflammer le front libanais».
Quatre roquettes de type katioucha tirées depuis le sud du Liban se sont abattues sur l’ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon l’armée israélienne, qui a riposté en tirant plusieurs obus vers le Liban.
La présidence de l’UE minimise les tirs de roquettes depuis le Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 8 janvier 2009 à 15:49 -
Le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l’UE, a minimisé l’importance des tirs de roquettes jeudi depuis le Liban dans le nord d’Israël, estimant qu’il ne fallait pas y voir le début d’une offensive du Hezbollah.
“Il y a eu tellement peu de roquettes que j’ai l’impression que le Hezbollah a cherché à démontrer qu’il existait encore” mais “pour le moment ils auraient très peur de déclencher une vraie guerre avec Israël”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Prague avec des journalistes bruxellois.
Il a reconnu dans le même temps les liens entre le Hezbollah et le mouvement Hamas à Gaza, visé par une offensive de l’armée israélienne.
Violents combats à Gaza, des roquettes tirées depuis le Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 8 janvier 2009 à 12:26 -
GAZA (AFP) — Des roquettes tirées du Liban se sont abattues jeudi dans le nord d’Israël en apparente riposte à l’offensive israélienne à Gaza où des violents combats opposaient l’armée israélienne à des activistes palestiniens, le bilan des morts ayant franchi la barre de 700.
Un émissaire israélien s’est parallèlement rendu en Egypte pour discuter d’une proposition de trêve du président Hosni Moubarak.
Trois roquettes Katioucha tirées depuis le Liban sont tombées dans l’ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon un dernier bilan. L’armée israélienne a tiré en riposte plusieurs obus en direction du Liban, a indiqué un porte-parole militaire. Suite à cette attaque, les habitants du nord d’Israël ont été appelés à rester près de pièces protégées de logements et les écoles ont été fermées à Nahariya.
Les tirs n’ont pas été revendiqués, mais selon des sources militaires israéliennes ils seraient le fait de groupes palestiniens réagissant à l’offensive à Gaza. Israël a relativisé la portée de cette attaque dans un souci de ne pas ouvrir un second front.
Des milliers de personnes aux funérailles de combattants du Hezbollah
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 20 juillet 2008 à 23:22 -
BEYROUTH (AFP) — Des milliers de personnes ont participé vendredi à Beyrouth aux funérailles symboliques de huit combattants du Hezbollah tués en 2006 et dont les dépouilles ont été restituées mercredi par Israël dans le cadre d’un échange de corps et de prisonniers.
Près de 5.000 personnes se sont rassemblées dans une grande salle de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, selon un photographe de l’AFP.
Huit cercueils enveloppés du drapeau jaune du Hezbollah sur lesquels avaient été déposés des couronnes de fleurs et la photo du défunt étaient placés devant les rangées de proches et de partisans du mouvement chiite.
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Samir Kantar, accueilli en héros dans son village, “ne regrette rien”
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 18 juillet 2008 à 10:13 -
AABEY (AFP) — Accueilli en héros dans son village au lendemain de sa libération par Israël, Samir Kantar a affirmé jeudi ne pas regretter d’avoir mené une opération meurtrière en 1979 dans le nord de l’Etat hébreu, qui lui a valu de passer près de 30 ans dans les prisons israéliennes.
“Je ne regrette jamais mes actes”, a affirmé M. Kantar à l’AFP qui lui demandait s’il ne regrettait pas d’avoir mené l’opération de Nahariya, durant laquelle trois personnes, dont une fillette, avaient été tuées en 1979.
“Au contraire, je tiens toujours à ma ligne politique”, a ajouté l’ex-détenu en marge d’une cérémonie organisée pour célébrer son retour dans son village druze d’Aabey, au sud-est de Beyrouth, au lendemain d’un échange de prisonniers avec Israël.
“J’ai appris aujourd’hui que les Israéliens voulaient m’assassiner (…) Hier, au même moment j’étais entre leurs mains, mais en cet instant, j’aspire vraiment à leur faire face”, a-t-il déclaré.
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Libération de 5 prisonniers détenus en Israël
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 17 juillet 2008 à 00:58 -
Israël a relâché ce mercredi cinq prisonniers libanais – parmi lesquels Samir Kantar, du Front de libération de Palestine - en vertu d’un accord d’échange passé avec le Hezbollah libanais. Le doyen des prisonniers, tout souriant, en T-shirt gris et jean délavé, a été accueilli par des cris de joie et une foule qui a crié “Allahou Akbar!” (Dieu est grand).
Vêtus ensuite des treillis des combattants du Hezbollah, les cinq hommes sont ensuite arrivés à l’aéroport de Beyrouth. Le président Michel Sleimane est venu les accueillir à la leur descente d’hélicoptère, accompagné du Premier ministre Fouad Siniora et du président du Parlement Nabih Berri. Une immense foule attendait également de les accueillir dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Un rassemblement monstre est prévu dans la capitale pour fêter leur libération.
“Ici, c’est la victoire du Hezbollah. Mais pas seulement”, commente Isabelle Dellerba, correspondante de FRANCE 24 à Beyrouth. “A l’aéroport de Beyrouth, pour accueillir les prisonniers, il y a le président libanais, le Premier ministre et président de l’Assemblée nationale. Toutes les factions politiques participent à l’événement. Et toutes les institutions privées et publiques sont fermées pour l’occasion.”
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Les tours modernes de Beyrouth écrasent le patrimoine architectural libanais
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 2 juillet 2008 à 22:59 -
BEYROUTH (AFP) — L’une après l’autre, les maisons de style ottoman ou vénitien aux jardins luxuriants qui caractérisaient Beyrouth sont rasées, laissant la place à des tours vertigineuses.
“Aujourd’hui, tout le monde veut des tours, car à partir du dixième étage ils peuvent voir la mer”, déplore à l’AFP Mona Hallak, architecte et militante de l’Association pour la protection des sites et anciennes demeures (Apsad) au Liban.
Profitant de cette tendance et du prix élevé des terrains, les propriétaires se précipitent pour vendre leur bien, même s’il s’agit d’une maison traditionnelle ancestrale.
La maison est démolie, le jardin détruit et le terrain vendu pour laisser la place à une tour.
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Le président libanais fixe un délai aux acteurs politiques
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 30 juin 2008 à 15:04 -
Le président libanais Michel Sleimane a fixé aux acteurs politiques de son pays un délai de 48 heures pour la formation du nouveau gouvernement d’union nationale, après un blocage dû notamment aux divergences sur l’attribution des portefeuilles. La déclaration du président Sleimane a été rapportée par la chaîne de télévision libanaise LBC, qui a indiqué que le président libanais avait dévoilé à une délégation diplomatique les possibilités qu’un nouveau gouvernement d’union nationale soit annoncé dans les 48 heures qui suivent. Pour Sleimane, «la formation de ce gouvernement est un pas fondamental vers le dialogue national», appelant également les acteurs politiques au pays à faciliter la formation du nouveau gouvernement. Au sein du futur gouvernement formé de 30 membres, les portefeuilles vont être répartis afin d’assurer une représentation à chaque communauté religieuse. La majorité se verra attribuer 16 portefeuilles, l’opposition 11 et bénéficiera ainsi d’une minorité de blocage. Les trois autres ministres seront nommés par Sleimane.
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Israël approuve un échange de prisonniers avec le Hezbollah
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 30 juin 2008 à 01:05 -
JERUSALEM (AFP) — Le gouvernement israélien a approuvé dimanche à une écrasante majorité un accord d’échange avec le Hezbollah libanais des corps de deux soldats israéliens contre des détenus libanais.
L’accord, qui prévoit le retour en Israël des corps de deux soldats capturés en juillet 2006 par le Hezbollah à la frontière, a été approuvé par 22 des 25 membres du gouvernement, selon un communiqué officiel.
Seuls les ministres des Finances, de l’Habitat et de la Justice ont voté contre l’accord.
Les chefs du service de sécurité intérieure (Shin Beth) et des services secrets (Mossad) se sont vainement opposés, devant le Conseil des ministres, à un échange de prisonniers contre des corps, bien qu’il y ait eu des précédents.
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Forte explosion à Tripoli
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 juin 2008 à 15:06 -
Au moins une personne a été tuée dans une puissante explosion qui a secoué un immeuble de cinq étages samedi matin à Tripoli (nord du Liban), a indiqué un responsable de la sécurité à l’AFP.
“Un homme a été tué et plusieurs personnes ont été blessées”, a précisé le responsable alors que les sauveteurs évacuaient les victimes hors de la zone située dans le quartier sunnite de Bab al-Tebbaneh.
Un étage, comprenant quatre appartements, et plusieurs magasins situés au rez-de-chaussée, ainsi que des voitures garées dans la zone, ont été détruits par l’explosion.
Des résidents, dont plusieurs encore en pyjama, ont été vus en train de fuir l’immeuble tandis que la police et l’armée se déployait dans les environs immédiats. Une femme en pleurs était à la recherche de sa fille.
Bab al-Tebbaneh et al-Qobbé, à majorité sunnite, sont des fiefs de la majorité alors que les habitants de Jabal Mohsen font partie de la communauté alaouite (branche du chiisme), partisans du mouvement chiite Hezbollah, chef de file de l’opposition.
Neuf personnes avaient été tuées et quelque 45 autres blessées dans les affrontements entre les deux camps dimanche et lundi derniers
L’armée libanaise impose le calme à Tripoli
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 juin 2008 à 15:09 -
L’armée libanaise a renforcé lundi après-midi sa présence dans les zones théâtre depuis deux jours d’affrontements entre factions rivales dans le nord, qui ont cessé mais ont fait huit morts, soit les heurts les plus sanglants depuis l’accord de paix de Doha en mai.
A 17H00 locales (14H00 GMT), selon un correspondant de l’AFP, les tirs se sont calmés à Bab al-Tebbaneh, Jabal Mohsen et al-Qobbé, quartiers populaires de Tripoli, la grande ville du nord, où des heurts ont opposé des sunnites partisans de la majorité antisyrienne à des Alaouites, une branche du chiisme, fidèles au Hezbollah, fer de lance de l’opposition proche de Damas et Téhéran.
Bab al-Tebbaneh et al-Qobbé sont à majorité sunnite alors que les habitants de Jabal Mohsen sont des Alaouites.
Des renforts de l’armée et des Forces de sécurité intérieure (FSI) se sont déployés en cours de journée dans ces zones, où sont arrivés également des pompiers afin d’éteindre des incendies dans divers commerces, stations service et maisons.
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Rice dénonce les ingérences étrangères au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 juin 2008 à 14:44 -
La secrétaire d’Etat américaine Condollezza Rice, interrogée sur l’attentat qui a tué quatre personnes près de Beyrouth, a estimé vendredi à Medellin (Colombie) que le Liban “a trop longtemps souffert des ingérences étrangères”, faisant allusion au rôle joué par la Syrie.
“Il est trop tôt” pour dire qui est responsable de cet attentat, a-t-elle dit, “mais nous avons déjà vu ce genre de chose dans le passé”.
Mme Rice a dénoncé le “modèle violent” et “l’intimadation” de ceux qui ont organisé l’attentat.
Le capitaine Wissam Eid, haut responsable des Forces de sécurité intérieure (FSI) tué avec trois autres personnes dans l’explosion d’une voiture piégée près de Beyrouth, enquêtait sur plusieurs attentats perpétrés au Liban ces dernières années.
Les Etats-Unis ont régulièrement vu la main de la Syrie dans une série d’assassinats de personnalités chez le voisin libanais depuis 2004. AFP
L’opposition donne un délai de 48 heures à Siniora pour former un gouvernement
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 juin 2008 à 14:07 -
BEYROUTH, 21 juin (Xinhua) — L’opposition libanaise a décidé, à l’issue des réunions intensives, de donner au Premier ministre Fouad Siniora un délai de 48 heures pour former un gouvernment d’union nationale, sinon il devra démissionner, rapporte samedi le quotidien As-Safir.
“L’opposition a donné une période limitée jusqu’en fin de semaine, elle entrera ensuite dans une nouvelle phase politique”, affirme le journal.
Quelque 23 jours après avoir reçu l’ordre présidentiel de former un cabinet, M. Siniora n’a toujours pas pu présenter une composition gouvernementale acceptée tant par la majorité que par l’opposition.
Le Premier ministre Siniora devrait quitter lundi le pays pour une conférence de donateurs à Vienne, en Autriche.
Entre-temps, le président Michel Suleimane a appelé à un sommet des leaders spirituels prévu pour mardi au Palais présidentiel.
L’impasse politique persiste au Liban, lorsque des négociations en vue d’un accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale restent infructueuses.
En vertu de l’accord de Doha conclu le 21 mai, un gouvernement d’union nationale devra être établi après l’élection d’un nouveau président, qui est entré en fonctions le 25 mai dernier.
Nicolas Sarkozy samedi à Beyrouth, mais n’ira pas au Sud-Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 6 juin 2008 à 13:55 -
Nicolas Sarkozy sera samedi à Beyrouth pour réaffirmer spectaculairement l’intérêt de la France dans un règlement de la crise libanaise et son soutien au nouveau chef d’Etat libanais, Michel Souleïmane.
Le chef de l’Etat français a en revanche renoncé à se rendre dans le sud du pays auprès des soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).
Il “a souhaité que ce déplacement soit un déplacement exclusivement politique dans le cadre de l’élection de Michel Souleïmane”, a seulement fait savoir la présidence française vendredi pour justifier ce changement de programme.
L’Elysée a précisé que c’est le ministre de la Défense Hervé Morin qui irait à At Tiri voir les soldats français.
La France est le deuxième pays contributeur en troupes de la Finul, avec 1.600 soldats et 13 chars Leclerc.
Nicolas Sarkozy est le premier président non arabe à aller au Liban après l’élection du général Souleïmane le 25 mai.
Apparition de Nasrallah pendant l’Achoura
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 janvier 2008 à 18:15 -
Le secrétaire général du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, assistait samedi matin aux commémorations de l’Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, pour sa première sortie publique depuis plus d’un an, a constaté une journaliste de l’AFP.
Le chef du Hezbollah est apparu au milieu de mesures de sécurité renforcées et a pris la tête de la procession rassemblant des dizaines de milliers de fidèles qui sillonnait les rues de la banlieue sud, fief du puissant parti chiite.
“Mon Dieu, protégez Nasrallah”, scandait la foule, sous des applaudissements nourris en brandissant des portraits du chef du Hezbollah, qui s’est joint par surprise à la procession près d’une heure après son début.
M. Nasrallah était apparu une seule fois en public quelques semaines après la fin de la guerre de juillet-août 2006 entre le Hezbollah et Israël.
Menacé de mort par l’Etat hébreu, il a évité de participer à des commémorations religieuses ou des rassemblements politiques, préférant prononcer ses discours à la télévision.
Liban: nouvelle médiation de Moussa après un attentat antiaméricain
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 janvier 2008 à 18:14 -
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, tente mercredi une nouvelle et délicate médiation pour sortir le Liban de la crise politique au lendemain d’un attentat meurtrier qui a visé une voiture de l’ambassade des États-Unis près de Beyrouth.
Ban Ki-moon condamne fermement l’attentat
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 janvier 2008 à 18:12 -
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a fermement condamné mardi l’attentat à la bombe contre une voiture de l’ambassade des Etats-Unis qui a provoqué la mort d’au moins trois civils et en a blessé au moins 20 près de Beyrouth.
Selon un communiqué publié par sa porte-parole Michèle Montas, M. Ban a affirmé qu’il était “impératif que les autorités libanaises trouvent les auteurs de ce crime lâche et les conduisent devant la justice”.
Cet attentat est le dernier en date d’une vague d’attaques qui menace encore davantage la stabilité du Liban plongé dans une grave crise politique.
Un conflit sur le partage du pouvoir et une crise de confiance entre la majorité pro-occidentale, dont est issu le gouvernement de Fouad Siniora, et l’opposition prosyrienne, font perdurer le blocage politique au Liban. Le pays est privé de président depuis le 24 novembre, après l’expiration du mandat du prosyrien Emile Lahoud. AFP
Les Etats-Unis visés dans un attentat à Beyrouth
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 janvier 2008 à 18:10 -
Les Etats-Unis ont été visés, mardi, par un attentat à la voiture piégée qui a provoqué au moins trois morts mais sans faire de victime américaine dans un quartier chrétien de la banlieue nord de Beyrouth.Une délégation parlementaire française à Damas malgré la suspension des contacts diplomatiques
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 janvier 2008 à 18:06 -
Une délégation parlementaire française en visite en Syrie a affirmé jeudi que la coopération se poursuivait entre Paris et Damas malgré la suspension des contacts diplomatiques décidée par la France en raison de la crise politique au Liban, où le Parlement n’est toujours pas parvenu à élire le nouveau chef de l’Etat.
“Les relations politiques et diplomatiques connaissent des hauts et des bas, mais l’amitié franco-syrienne est historique”, a souligné le député UMP Jean-Luc Reitzer, l’un des trois membres de la délégation, lors d’une rencontre avec la presse à Damas.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem avait déclaré la semaine dernière que son pays avait “décidé de cesser sa coopération avec la France sur la crise libanaise”, en réponse à la suspension des liens diplomatiques annoncée quelques jours plus tôt au Caire par le président français Nicolas Sarkozy.
Ce dernier a averti que la France cessait ses contacts avec la Syrie, pays ayant une forte influence sur l’opposition libanaise dominée par le Hezbollah, jusqu’à l’élection à Beyrouth d’un président “de large consensus”.
M. Reitzer a assuré que la coopération entre la Syrie et la France ne s’était jamais arrêtée. “Au niveau européen, la France soutient le développement et les réformes de la Syrie”, a-t-il dit.
La délégation française est conduite par le député socialiste Gérard Bapt, qui préside l’association d’amitié franco-syrienne à l’Assemblée nationale. AP
Deux roquettes tirées depuis le Liban contre le nord d’Israël
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 8 janvier 2008 à 18:05 -
Alors que le président américain George Bush doit entamer une tournée dans la région, deux roquette tirées depuis le Liban ont explosé dans le nord d’Israël dans la nuit de lundi à mardi, sans faire de blessé, a annoncé l’armée.
Une des roquettes a atterri sur une route, et l’autre sur le porche d’une maison à Shlomi. Simona Salamon, une habitante de Shlomi, une ville du nord du pays, a déclaré à la radio de l’armée que la roquette était tombée sur le porche de sa maison en pleine nuit. “Le bruit était tellement fort que mes tympans ont vibré”, a-t-elle expliqué. “Cela a fait un trou dans le mur”.
Il s’agit de la deuxième roquette contre Israël lancée depuis le Liban depuis l’été 2006, quand l’Etat hébreu a mené une guerre contre le Hezbollah. L’attaque n’a pas été revendiquée. Pendant la guerre de 2006, le Hezbollah a tiré près de 4.000 roquettes contre le nord d’Israël.
En juin, deux tirs de roquette avaient été renvendiqués par un groupe inconnu, les Brigades du Badr djihadi, causant de faibles dégats. Le même groupe serait à l’origine des tirs de mardi selon l’armée israélienne.
Un responsable de l’armée libanaise a déclaré à l’Associated Press que les affirmations de l’Etat hébreu étaient “sans fondement et complétement fabriquées”.
Parallèlement, un berger libanais arrêté lundi par des soldats israéliens dans la zone disputée des fermes de Chebaa a été libéré mardi et remis aux casques bleus stationnés au Liban, ont annoncé des responsables militaires israéliens et libanais. AP
Présidentielle au Liban: Amr Moussa ira à Beyrouth présenter le plan de la Ligue arabe
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 6 janvier 2008 à 17:56 -
LE CAIRE (AFP) - Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé dimanche qu’il se rendrait dans les 48 heures à Beyrouth présenter un plan des pays arabes demandant l’élection immédiate du chef de l’armée Michel Sleimane à la présidence du Liban vacante depuis un mois et demi.
“Nous avons trouvé un accord que j’irai présenter aux différentes parties libanaises pendant ma visite”, a déclaré M. Moussa au cours d’une conférence de presse au Caire. Il a précisé que son voyage interviendrait “dans les deux jours”.
A Beyrouth, le chef de la majorité libanaise, Saad Hariri, a salué dans un communiqué “la position historique, noble et responsable” adoptée par les pays arabes au sujet de la crise politique libanaise, la plus grave depuis la fin de la guerre civile, en 1990.
Les ministres des Affaires étrangères des 22 pays de l’organisation panarabe, parmi lesquels le Syrien Walid Mouallem, ont adopté samedi soir au Caire un plan de travail en trois étapes pour aider le Liban à sortir de l’impasse.
“Les ministres accueillent favorablement le consensus autour de Michel Sleimane en tant que candidat à la présidence et appellent à son élection immédiate conformément à la constitution”, avait déclaré M. Moussa, lisant le communiqué commun.
Le plan de travail prévoit, une fois élu le président au Liban, la formation d’un gouvernement d’union nationale et la mise au point d’une nouvelle loi électorale, a précisé M. Moussa.
En raison de profonds désaccords entre la majorité soutenue par les capitales occidentales et l’opposition proche de Damas et Téhéran, le Liban se trouve sans président depuis le 24 novembre, après l’expiration du mandat du pro-syrien Emile Lahoud.
“Nous sommes impatients de tourner une nouvelle page et de nous appuyer sur la feuille de route arabe pour élire le général Michel Sleimane à la présidence de la république libanaise”, a déclaré dans un communiqué à Beyrouth le chef de la majorité, Saad Hariri.
Il a estimé que les pays arabes avaient adopté “une position historique, noble et responsable qui reflète leur rejet de toutes les formes de pressions qui s’exercent sur notre pays”.
Après des semaines de discussion, majorité et opposition sont parvenues à se mettre d’accord sur la candidature du chef de l’armée à la succession de M. Lahoud.
Mais les deux camps ont continué de s’opposer sur un amendement nécessaire à son élection, la constitution exigeant des hauts-fonctionnaires qu’ils démissionnent deux ans avant de se présenter à la présidentielle.
L’opposition, emmenée par le Hezbollah, réclame par ailleurs que soit discutée la composition du prochain gouvernement avant que le Parlement ne procède à l’élection du chef de l’Etat. La majorité refuse cette condition.
Dans leur plan, les ministres arabes appellent “à un accord immédiat pour la formation d’un gouvernement d’union nationale de façon à ce qu’aucune partie n’aie la possibilité de faire adopter une décision ou de la bloquer”, a précisé M. Moussa.
“Le président de la République possédera seul la possibilité de peser pour ou contre les décisions du gouvernement”, a-t-il ajouté.
Après 11 reports, une nouvelle séance parlementaire consacrée à l’élection du président a été fixée au 12 janvier.
Les chefs de la diplomatie de la Ligue arabe devaient discuter dimanche de la situation palestinienne, à trois jours d’une tournée au Proche-Orient du président américain George W. Bush.
Visite surprise du Premier ministre espagnol Zapatero au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 5 janvier 2008 à 17:51 -
BEYROUTH (AFP) - Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero est arrivé samedi en visite surprise au Liban pour rencontrer des responsables libanais et les soldats espagnols stationnés dans le sud du pays.
M. Zapatero a eu des entretiens avec le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, à son arrivée à l’aéroport de Beyrouth, a-t-on appris de sources officielles. Il devait se rendre ensuite dans le sud Liban pour rencontrer le contingent espagnol de la force de l’ONU (Finul) stationnée dans la région, selon des sources libanaises et de la Finul.
Six soldats du contingent espagnol au Liban, composé de quelque 1.100 militaires, y avaient été tués dans un attentat le 24 juin dernier.
La Finul, créée en 1978 après l’invasion du Liban sud par les troupes israéliennes, a vu sa mission étendue par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU après la guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah chiite libanais. Composée de quelque 13.000 hommes, elle a pour mission de s’interposer entre Israël et le Hezbollah. L’Espagne en est le troisième contributeur derrière l’Italie (2.500 militaires) et la France (1.600).
Madrid a déployé d’importants efforts pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Liban, le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos ayant effectué plusieurs visites au cours des derniers mois dans ce pays et en Syrie voisine pour essayer de débloquer la situation.
Le Liban se trouve sans président depuis le 23 novembre, date de l’expiration du mandat du pro-syrien Emile Lahoud. Depuis, la majorité, soutenue par l’Occident, et l’opposition, proche de Damas et Téhéran, ne parviennent pas à se mettre d’accord sur un successeur.
Après onze reports, une nouvelle séance au Parlement, chargé d’élire le président, a été fixée au 12 janvier. La visite de M. Zapatero au Liban fait suite à celle effectuée fin décembre par le roi Juan Carlos auprès des quelque 700 militaires espagnols déployés en Afghanistan.
La Syrie décide de cesser la coopération avec la France sur le Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 2 janvier 2008 à 17:48 -
La Syrie a décidé de cesser sa coopération avec la France sur la crise libanaise en réponse à la suspension des contacts diplomatiques récemment annoncés par Paris, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.
Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé récemment lors de sa visite en Egypte que la France n’aurait plus de contact avec la Syrie jusqu’à l’élection d’un «président libanais de large consensus».
«La Syrie a décidé de cesser sa coopération avec la France sur la crise libanaise», a déclaré M. Mouallem.
Le Liban est privé de président depuis la fin novembre en raison d’un conflit entre la majorité soutenue par l’Occident et l’opposition proche de Damas et Téhéran.
Nicolas Sarkozy interrompt les contacts avec la Syrie
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 30 décembre 2007 à 17:43 -
LE CAIRE (Reuters) - Nicolas Sarkozy annonce que la France n’aura plus de contacts avec Damas tant que le régime syrien ne laissera pas le Liban élire un “président de consensus”.
“Je ne regrette pas et j’assume les contacts” avec le président syrien Bachar el Assad mais la France n’aura “plus de contacts avec les Syriens tant que nous n’aurons pas des preuves de la volonté des Syriens de laisser le Liban désigner un président de consensus”, a prévenu le président français lors d’une conférence de presse commune au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak.
Fixée à samedi dernier, l’élection du président libanais a été encore reportée, pour la onzième fois depuis le 25 septembre.
“Il est venu le temps pour les Syriens de prouver dans les faits ce qu’ils ne cessent de proclamer dans les discours”, a déclaré Nicolas Sarkozy.
“La France a pris la responsabilité d’un dialogue conditionné avec la Syrie. Nous attendons maintenant des actes de la part des Syriens et non pas des discours. Le Liban doit avoir un président, un président de consensus”, a-t-il ajouté.
Le président français s’est entretenu à plusieurs reprises avec le président de la Syrie, ancienne puissance de tutelle du Liban.
Dans un entretien publié samedi par le quotidien égyptien Al-Ahram, il explique lui avoir demandé “de contribuer au bon déroulement de l’élection présidentielle (libanaise) dans le respect de l’indépendance et de la souveraineté du Liban”.
Laure Bretton
L’élection présidentielle au Liban reportée pour la 11e fois
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 décembre 2007 à 17:39 -
BEYROUTH (AFP) - Le Liban entrera en 2008 sans président en raison d’un nouveau report de la séance parlementaire qui était prévue samedi pour élire un chef de l’Etat, du fait de la persistance des désaccords entre les deux camps rivaux.
Ce report, le 11e en environ trois mois, était prévisible en l’absence de consensus entre la majorité antisyrienne et l’opposition proche de Damas et Téhéran.
Le Liban, qui traverse sa pire crise politique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis le départ du prosyrien Emile Lahoud, le 23 novembre.
Le chef de l’armée, Michel Sleimane, fait figure de candidat consensuel, mais l’opposition réclame de discuter avant l’élection de la composition du futur gouvernement, ce que refuse la majorité.
Les deux camps n’arrivent également pas à se mettre d’accord sur le mécanisme d’un amendement constitutionnel qui permettrait l’élection de M. Sleimane.
Selon la Constitution, les hauts fonctionnaires souhaitant se présenter à la présidentielle doivent démissionner deux ans avant l’élection.
Le président du Parlement, qui est également un des leaders de l’opposition, a toutefois jugé dans son communiqué qu’il n’y avait pas besoin d’amender la constitution pour élire M. Sleimane, en se fondant sur une interprétation propre de la constitution.
L’article 74 stipule qu’”en cas de vacance de la présidence (…) le Parlement se réunit immédiatement et de plein droit pour élire un nouveau président”, affirme le communiqué, “ce qui exclut toute idée d’amendement”.
Le gouvernement avait adopté lundi un projet de loi sur un amendement permettant –”pour une seule fois”– l’élection de hauts fonctionnaires à la tête de l’Etat. Une pétition a également été signée par des députés de la majorité en ce sens.
La session parlementaire ordinaire s’achèvera le 31 décembre. La prochaine ne se tiendra qu’à la mi-mars. Le gouvernement avait appelé M. Berri à la convocation d’une session extraordinaire pour l’amendement et l’élection au cours de la période allant du premier janvier au 17 mars.
Mais, dans le communiqué de vendredi, le président du Parlement a également jugé que cette convocation n’était pas nécessaire.
Selon le juriste Ziad Baroud, M. Berri tente de proposer “une sortie de secours” pour faciliter l’élection.
“C’est une certaine lecture de la Constitution, pour dire que la vacance de la présidence est un cas exceptionnel qui fait que les conditions de l’amendement ne sont plus valables”, explique-t-il.
A l’en croire, le blocage se poursuivra tant que les deux parties ne se seront pas mises d’accord sur une “feuille de route” comprenant les grandes questions telles que le problème des armes du Hezbollah chiite ou celui du tribunal chargé de juger les inculpés dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
“Les deux parties attendent un bon +timing+ régional ou international, soit pour se mettre d’accord, soit pour forcer les choses en leur faveur”, a ajouté M. Baroud.
Le blocage actuel au Liban est interprété comme le prolongement du bras de fer entre l’Occident, d’une part, et la Syrie et l’Iran, d’autre part. La majorité accuse l’opposition d’être sous la coupe de Damas, alors que celle-ci reproche au gouvernement d’être inféodé à Washington.
L’élection du président reportée pour la dixième fois
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 22 décembre 2007 à 17:37 -
La séance parlementaire prévue samedi 22 décembre pour élire un nouveau président libanais a été reportée, pour la dixième fois.
Le président du Parlement, Nabih Berri, “a décidé de reporter la séance au 29 décembre”, selon un communiqué publié vendredi soir par son bureau de presse. Il s’agit du dixième report en moins de trois mois de l’élection présidentielle au Liban, du fait de divergences persistantes entre la majorité parlementaire et l’opposition. Ce report n’est pas une surprise, et l’hypothèse d’une issue au blocage d’ici la fin de l’année laisse sceptique.
“Il est improbable que l’élection se tienne avant la fin de l’année”, avait estimé dans la journée un député de la majorité, Elias Atallah. “Le dialogue est au point mort et il n’y aucune entente politique” entre les deux camps, a lui-même déclaré, peu avant l’annonce du report, Michel Aoun, un autre dirigeant de l’opposition.
Attentats manqués de juillet 2006 en Allemagne : condamnation à Beyrouth et procès à Düsseldorf
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 18 décembre 2007 à 17:28 -
Un tribunal de Beyrouth a condamné un Libanais à la prison à vie et un autre à 12 ans de réclusion pour une tentative d’attentat à la bombe en 2006 contre deux trains en Allemagne, apprend-on de sources judiciaires.
Séance “de la dernière chance” au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 17 décembre 2007 à 16:42 -
Les pressions occidentales se sont intensifiées dimanche sur les camps rivaux du Liban à la veille d’une séance parlementaire présentée comme celle de “la dernière chance” pour élire un président mais qui risque comme les précédentes d’être vouée à l’échec.
Au terme d’une visite de 24 heures, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient David Welch, a insisté dimanche sur “la nécessité de tenir l’élection présidentielle”, lors d’une rencontre avec le chef de l’armée Michel Sleimane, le candidat consensuel aux yeux de la majorité antisyrienne et l’opposition appuyée par Damas et Téhéran.
Dans un entretien téléphonique avec la ministre des Affaires sociales et députée de la majorité Nayla Moawad, M. Welch a souligné “la nécessité d’élire un président le plus tôt possible et sans conditions préalables”, selon un communiqué de la ministre repris par l’Agence nationale d’information.
Les négociations achoppent sur le mécanisme d’amendement de la Constitution permettant l’élection du chef de l’armée. L’opposition veut en outre discuter de la formation du futur gouvernement, alors que la majorité refuse d’évoquer cette question avant l’élection.
L’émissaire a assuré à la ministre que “tout développement lié à la conférence d’Annapolis ne peut se faire aux dépens du Liban” et que “le temps où le Liban payait le prix des compromis est révolu”, ajoute le communiqué.
La Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, a participé à la réunion sur le Proche-Orient organisée à Annapolis par les Etats-Unis fin novembre, suscitant des craintes au Liban de voir Washington passer un compromis aux dépens du Liban avec Damas, permettant à celui-ci de regagner son influence.
Le Liban, plongé dans la pire crise politique depuis la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis la fin du mandat du prosyrien Emile Lahoud, le 24 novembre.
Reporté huit fois en moins de trois mois, le vote du Parlement doit se tenir lundi, mais les divergences restent telles que le scrutin sera probablement à nouveau repoussé.
“Il n’y aura pas d’élection demain”, a affirmé dimanche à l’AFP un député de la majorité, Farès Souaid.
“Il est très improbable que la séance (parlementaire) se tienne étant donné que nous ne sommes toujours pas parvenus à un accord”, a également affirmé à l’AFP Simon Abi Ramia, conseiller d’un des leaders de l’opposition, le chrétien Michel Aoun.
Lundi a été présenté comme “le jour la dernière chance” par le président français Nicolas Sarkozy, qui doit discuter lundi, entre autres, du dossier libanais avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice.
“Ceux qui prendraient le risque de tuer cette chance se couperont définitivement d’un certain nombre de pays, au premier rang desquels la France”, a averti le président français, en allusion à la Syrie et ses alliés libanais, notamment le Hezbollah chiite qui mène l’opposition.
Confirmant la probabilité d’un report, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a toutefois tenu à relativiser la portée d’un nouvel échec.
“Il n’y a jamais de dernière chance au Liban. Il y en aura d’autres”, a-t-il assuré.
“Ce sont la Syrie et l’Iran qui font échouer l’élection. Dès que l’opposition obtiendra le feu vert de Damas et de Téhéran, il n’y aura plus d’obstacle”, a estimé M. Souaid.
Selon lui, “Damas refuse de faciliter l’élection avant d’obtenir quelque chose” des Etats-Unis.
Jeudi, le président Sarkozy s’est dit “prêt à aller à Damas” s’il y avait une élection “de consensus” et “si les assassinats s’arrêtaient”.
Le Liban a été frappé mercredi par un nouvel attentat qui a coûté la vie à un militaire de haut rang proche du général Sleimane et pressenti pour le remplacer en cas d’élection de ce dernier.
Il s’agit du premier assassinat visant l’armée dans la série d’attentats qui ensanglantent le Liban depuis 2004 et sont attribués généralement à la Syrie par la majorité.
La présidentielle libanaise reportée au 17 décembre
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 décembre 2007 à 15:29 -
La session parlementaire lors de laquelle doit être élu le président du Liban, prévue pour mardi, a été reportée pour la huitième fois et fixée au 17 décembre, a annoncé lundi le bureau du président du Parlement, Nabih Berri.
“Le bureau du président a décidé de reporter la session de demain à lundi prochain”, indique un communiqué.
Ce nouveau report était attendu, les milieux politiques doutant de la possibilité de trouver une issue à la crise politique, la plus grave au Liban depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).
C’est la huitième fois que la session qui doit élire le successeur du président prosyrien Emile Lahoud est reportée. La présidence est vacante depuis deux semaines et demie.
M. Lahoud a quitté son poste le 23 novembre, mais la majorité au pouvoir, soutenue par les Occidentaux, et l’opposition, menée par le mouvement chiite Hezbollah, ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le nom d’un candidat pour sa succession.
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