La présidence de l’UE minimise les tirs de roquettes depuis le Liban

Benita Ferrero-Waldner et Karel Schwarzenberg

Le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l’UE, a minimisé l’importance des tirs de roquettes jeudi depuis le Liban dans le nord d’Israël, estimant qu’il ne fallait pas y voir le début d’une offensive du Hezbollah.

« Il y a eu tellement peu de roquettes que j’ai l’impression que le Hezbollah a cherché à démontrer qu’il existait encore » mais « pour le moment ils auraient très peur de déclencher une vraie guerre avec Israël », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Prague avec des journalistes bruxellois.

Il a reconnu dans le même temps les liens entre le Hezbollah et le mouvement Hamas à Gaza, visé par une offensive de l’armée israélienne.

Le Hamas et le Hezbollah sont soumis à la « même influence », a-t-il dit, dans une allusion à l’Iran, « ils sont soutenus par les mêmes puissances et donc il y a une certaine interdépendance », a-t-il ajouté.

Jeudi, quatre roquettes Katiouchas ont été tirées depuis le Liban dans le nord d’Israël. Et l’armée israélienne a affirmé qu’il incombait « au gouvernement et à l’armée libanais » d’arrêter les tirs, estimant que « des éléments palestiniens veulent entraîner le Liban dans une escalade ».

Par ailleurs, concernant la situation à Gaza, la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, présente à Prague également, s’est inquiétée de nouveau de la situation humanitaire des Palestiniens sur place.

Les Israéliens « ont reconnu qu’ils devaient faire quelque chose et ont ouvert des couloirs humanitaires », a-t-elle dit à des journalistes, en marge d’une réunion de ministres européens des Affaires européennes.

« Nous devons continuer à faire pression, nous devons oeuvrer ensemble pour obtenir de la nourriture, de l’eau, des médicaments et du carburant pour la population », a-t-elle ajouté. « Les Israéliens ont reconnu que c’était nécessaire, les civils ne peuvent continuer à souffrir comme ils le font maintenant », a souligné la commissaire.