Nicolas Sarkozy interrompt les contacts avec la Syrie
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 30 décembre 2007 à 17:43 -
LE CAIRE (Reuters) - Nicolas Sarkozy annonce que la France n’aura plus de contacts avec Damas tant que le régime syrien ne laissera pas le Liban élire un “président de consensus”.
“Je ne regrette pas et j’assume les contacts” avec le président syrien Bachar el Assad mais la France n’aura “plus de contacts avec les Syriens tant que nous n’aurons pas des preuves de la volonté des Syriens de laisser le Liban désigner un président de consensus”, a prévenu le président français lors d’une conférence de presse commune au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak.
Fixée à samedi dernier, l’élection du président libanais a été encore reportée, pour la onzième fois depuis le 25 septembre.
“Il est venu le temps pour les Syriens de prouver dans les faits ce qu’ils ne cessent de proclamer dans les discours”, a déclaré Nicolas Sarkozy.
“La France a pris la responsabilité d’un dialogue conditionné avec la Syrie. Nous attendons maintenant des actes de la part des Syriens et non pas des discours. Le Liban doit avoir un président, un président de consensus”, a-t-il ajouté.
Le président français s’est entretenu à plusieurs reprises avec le président de la Syrie, ancienne puissance de tutelle du Liban.
Dans un entretien publié samedi par le quotidien égyptien Al-Ahram, il explique lui avoir demandé “de contribuer au bon déroulement de l’élection présidentielle (libanaise) dans le respect de l’indépendance et de la souveraineté du Liban”.
Laure Bretton
L’élection présidentielle au Liban reportée pour la 11e fois
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 décembre 2007 à 17:39 -
BEYROUTH (AFP) - Le Liban entrera en 2008 sans président en raison d’un nouveau report de la séance parlementaire qui était prévue samedi pour élire un chef de l’Etat, du fait de la persistance des désaccords entre les deux camps rivaux.
Ce report, le 11e en environ trois mois, était prévisible en l’absence de consensus entre la majorité antisyrienne et l’opposition proche de Damas et Téhéran.
Le Liban, qui traverse sa pire crise politique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis le départ du prosyrien Emile Lahoud, le 23 novembre.
Le chef de l’armée, Michel Sleimane, fait figure de candidat consensuel, mais l’opposition réclame de discuter avant l’élection de la composition du futur gouvernement, ce que refuse la majorité.
Les deux camps n’arrivent également pas à se mettre d’accord sur le mécanisme d’un amendement constitutionnel qui permettrait l’élection de M. Sleimane.
Selon la Constitution, les hauts fonctionnaires souhaitant se présenter à la présidentielle doivent démissionner deux ans avant l’élection.
Le président du Parlement, qui est également un des leaders de l’opposition, a toutefois jugé dans son communiqué qu’il n’y avait pas besoin d’amender la constitution pour élire M. Sleimane, en se fondant sur une interprétation propre de la constitution.
L’article 74 stipule qu’”en cas de vacance de la présidence (…) le Parlement se réunit immédiatement et de plein droit pour élire un nouveau président”, affirme le communiqué, “ce qui exclut toute idée d’amendement”.
Le gouvernement avait adopté lundi un projet de loi sur un amendement permettant –”pour une seule fois”– l’élection de hauts fonctionnaires à la tête de l’Etat. Une pétition a également été signée par des députés de la majorité en ce sens.
La session parlementaire ordinaire s’achèvera le 31 décembre. La prochaine ne se tiendra qu’à la mi-mars. Le gouvernement avait appelé M. Berri à la convocation d’une session extraordinaire pour l’amendement et l’élection au cours de la période allant du premier janvier au 17 mars.
Mais, dans le communiqué de vendredi, le président du Parlement a également jugé que cette convocation n’était pas nécessaire.
Selon le juriste Ziad Baroud, M. Berri tente de proposer “une sortie de secours” pour faciliter l’élection.
“C’est une certaine lecture de la Constitution, pour dire que la vacance de la présidence est un cas exceptionnel qui fait que les conditions de l’amendement ne sont plus valables”, explique-t-il.
A l’en croire, le blocage se poursuivra tant que les deux parties ne se seront pas mises d’accord sur une “feuille de route” comprenant les grandes questions telles que le problème des armes du Hezbollah chiite ou celui du tribunal chargé de juger les inculpés dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
“Les deux parties attendent un bon +timing+ régional ou international, soit pour se mettre d’accord, soit pour forcer les choses en leur faveur”, a ajouté M. Baroud.
Le blocage actuel au Liban est interprété comme le prolongement du bras de fer entre l’Occident, d’une part, et la Syrie et l’Iran, d’autre part. La majorité accuse l’opposition d’être sous la coupe de Damas, alors que celle-ci reproche au gouvernement d’être inféodé à Washington.
L’élection du président reportée pour la dixième fois
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 22 décembre 2007 à 17:37 -
La séance parlementaire prévue samedi 22 décembre pour élire un nouveau président libanais a été reportée, pour la dixième fois.
Le président du Parlement, Nabih Berri, “a décidé de reporter la séance au 29 décembre”, selon un communiqué publié vendredi soir par son bureau de presse. Il s’agit du dixième report en moins de trois mois de l’élection présidentielle au Liban, du fait de divergences persistantes entre la majorité parlementaire et l’opposition. Ce report n’est pas une surprise, et l’hypothèse d’une issue au blocage d’ici la fin de l’année laisse sceptique.
“Il est improbable que l’élection se tienne avant la fin de l’année”, avait estimé dans la journée un député de la majorité, Elias Atallah. “Le dialogue est au point mort et il n’y aucune entente politique” entre les deux camps, a lui-même déclaré, peu avant l’annonce du report, Michel Aoun, un autre dirigeant de l’opposition.
Attentats manqués de juillet 2006 en Allemagne : condamnation à Beyrouth et procès à Düsseldorf
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 18 décembre 2007 à 17:28 -
Un tribunal de Beyrouth a condamné un Libanais à la prison à vie et un autre à 12 ans de réclusion pour une tentative d’attentat à la bombe en 2006 contre deux trains en Allemagne, apprend-on de sources judiciaires.
Séance “de la dernière chance” au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 17 décembre 2007 à 16:42 -
Les pressions occidentales se sont intensifiées dimanche sur les camps rivaux du Liban à la veille d’une séance parlementaire présentée comme celle de “la dernière chance” pour élire un président mais qui risque comme les précédentes d’être vouée à l’échec.
Au terme d’une visite de 24 heures, le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé du Proche-Orient David Welch, a insisté dimanche sur “la nécessité de tenir l’élection présidentielle”, lors d’une rencontre avec le chef de l’armée Michel Sleimane, le candidat consensuel aux yeux de la majorité antisyrienne et l’opposition appuyée par Damas et Téhéran.
Dans un entretien téléphonique avec la ministre des Affaires sociales et députée de la majorité Nayla Moawad, M. Welch a souligné “la nécessité d’élire un président le plus tôt possible et sans conditions préalables”, selon un communiqué de la ministre repris par l’Agence nationale d’information.
Les négociations achoppent sur le mécanisme d’amendement de la Constitution permettant l’élection du chef de l’armée. L’opposition veut en outre discuter de la formation du futur gouvernement, alors que la majorité refuse d’évoquer cette question avant l’élection.
L’émissaire a assuré à la ministre que “tout développement lié à la conférence d’Annapolis ne peut se faire aux dépens du Liban” et que “le temps où le Liban payait le prix des compromis est révolu”, ajoute le communiqué.
La Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban, a participé à la réunion sur le Proche-Orient organisée à Annapolis par les Etats-Unis fin novembre, suscitant des craintes au Liban de voir Washington passer un compromis aux dépens du Liban avec Damas, permettant à celui-ci de regagner son influence.
Le Liban, plongé dans la pire crise politique depuis la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis la fin du mandat du prosyrien Emile Lahoud, le 24 novembre.
Reporté huit fois en moins de trois mois, le vote du Parlement doit se tenir lundi, mais les divergences restent telles que le scrutin sera probablement à nouveau repoussé.
“Il n’y aura pas d’élection demain”, a affirmé dimanche à l’AFP un député de la majorité, Farès Souaid.
“Il est très improbable que la séance (parlementaire) se tienne étant donné que nous ne sommes toujours pas parvenus à un accord”, a également affirmé à l’AFP Simon Abi Ramia, conseiller d’un des leaders de l’opposition, le chrétien Michel Aoun.
Lundi a été présenté comme “le jour la dernière chance” par le président français Nicolas Sarkozy, qui doit discuter lundi, entre autres, du dossier libanais avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice.
“Ceux qui prendraient le risque de tuer cette chance se couperont définitivement d’un certain nombre de pays, au premier rang desquels la France”, a averti le président français, en allusion à la Syrie et ses alliés libanais, notamment le Hezbollah chiite qui mène l’opposition.
Confirmant la probabilité d’un report, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a toutefois tenu à relativiser la portée d’un nouvel échec.
“Il n’y a jamais de dernière chance au Liban. Il y en aura d’autres”, a-t-il assuré.
“Ce sont la Syrie et l’Iran qui font échouer l’élection. Dès que l’opposition obtiendra le feu vert de Damas et de Téhéran, il n’y aura plus d’obstacle”, a estimé M. Souaid.
Selon lui, “Damas refuse de faciliter l’élection avant d’obtenir quelque chose” des Etats-Unis.
Jeudi, le président Sarkozy s’est dit “prêt à aller à Damas” s’il y avait une élection “de consensus” et “si les assassinats s’arrêtaient”.
Le Liban a été frappé mercredi par un nouvel attentat qui a coûté la vie à un militaire de haut rang proche du général Sleimane et pressenti pour le remplacer en cas d’élection de ce dernier.
Il s’agit du premier assassinat visant l’armée dans la série d’attentats qui ensanglantent le Liban depuis 2004 et sont attribués généralement à la Syrie par la majorité.
La présidentielle libanaise reportée au 17 décembre
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 décembre 2007 à 15:29 -
La session parlementaire lors de laquelle doit être élu le président du Liban, prévue pour mardi, a été reportée pour la huitième fois et fixée au 17 décembre, a annoncé lundi le bureau du président du Parlement, Nabih Berri.
“Le bureau du président a décidé de reporter la session de demain à lundi prochain”, indique un communiqué.
Ce nouveau report était attendu, les milieux politiques doutant de la possibilité de trouver une issue à la crise politique, la plus grave au Liban depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).
C’est la huitième fois que la session qui doit élire le successeur du président prosyrien Emile Lahoud est reportée. La présidence est vacante depuis deux semaines et demie.
M. Lahoud a quitté son poste le 23 novembre, mais la majorité au pouvoir, soutenue par les Occidentaux, et l’opposition, menée par le mouvement chiite Hezbollah, ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le nom d’un candidat pour sa succession.
Le choix de Souleïmane, un revers pour la majorité au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 3 décembre 2007 à 22:17 -
BEYROUTH (Reuters) - Le choix du général Michel Souleïmane comme candidat de compromis à la présidence de la République est un revers pour la majorité pro-occidentale au pouvoir au Liban - donc un succès pour l’opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par Téhéran et Damas.
Tel est l’avis qui prévalait lundi à Beyrouth au lendemain de la désignation - au terme de longues semaines de tractations ardues entre les factions libanaises - du chef de l’état-major pour succéder au président pro-syrien Emile Lahoud, dont le mandat a expiré le 23 novembre.
Le Mouvement du 14 mars, la majorité formée dans la foulée de l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, s’était initialement opposée au choix de ce chrétien qui entretient de bonnes relations avec le Hezbollah et a accédé à la tête de l’armée en 1998, du temps de la présence militaire syrienne.
L’élection de Souleïmane, qui pourrait intervenir dès vendredi, lorsque la Chambre des députés se réunira après six tentatives avortées, devrait contribuer à désamorcer la crise qui paralyse le pays depuis le départ des ministres d’opposition du gouvernement de Fouad Siniora, il y a un an.
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La majorité parlementaire se rallie à Sleimane
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 3 décembre 2007 à 22:09 -
Le chef de l’armée libanaise et candidat à la présidence Michel Sleimane a reçu le soutien de la majorité parlementaire, ce qui laisse espérer un accord sur l’identité du successeur de Lahoud. (Récit : H. Drouet)
Anniversaire du sit-in de l’opposition
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 3 décembre 2007 à 15:15 -
Au Liban, des militants de l’opposition ont fêté samedi à Beyrouth l’anniversaire du “sit in” organisé le 1 décembre 2006 pour réclamer la démission du gouvernement de Siniora. (Récit : J. Aristide)
Soutien de la majorité au chef de l’armée
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 3 décembre 2007 à 10:03 -

BEYROUTH (AFP) - La majorité parlementaire antisyrienne au Liban a annoncé dimanche dans un communiqué son soutien officiel à l’élection du chef de l’armée Michel Sleimane à la présidence, une initiative qui ouvre la voie à la résolution de la crise politique.
La coalition au pouvoir “annonce qu’elle remet en question sa position initiale concernant l’amendement de la Constitution et (…) qu’elle soutient la candidature du général Michel Sleimane à la présidence”, selon le texte lu par l’ancien président Amine Gemayel et retransmis par des télévisions libanaises.
Cette initiative vise à “mettre fin à la vacance de la présidence”, a affirmé la coalition, alors que le Liban est depuis le 24 novembre sans chef de l’Etat, faute de consensus entre la majorité et l’opposition, soutenue par Damas et Téhéran, sur le nom d’un successeur au prosyrien Emile Lahoud.
L’amendement est une condition sine qua non pour l’élection du chef de l’armée, car en vertu de l’article 49 de la Constitution libanaise, il est interdit à un haut fonctionnaire de devenir chef de l’Etat, sauf s’il démissionne de son poste deux ans avant l’élection.
Le chef de l’armée ne s’est pas déclaré candidat mais au Liban, il n’est pas obligatoire de faire acte de candidature pour devenir président. Le chef de l’Etat est élu par le Parlement.
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Le chef de l’armée désormais seul candidat en lice
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 3 décembre 2007 à 08:01 -
BEYROUTH (AFP) - Le chef de l’armée libanaise Michel Sleimane est désormais le seul candidat en lice pour la présidentielle, selon la majorité et l’opposition, mais son élection attend toujours un amendement constitutionnel, alors que la présidence est vacante depuis plus d’une semaine.
“Le général Sleimane est désormais un candidat incontournable. Il est le seul choix, qui doit être maintenant concrétisé par un amendement de la Constitution”, a affirmé un responsable de l’opposition soutenue par Damas et Téhéran, sous le couvert de l’anonymat.
L’amendement est une condition sine qua non pour l’élection du chef de l’armée, car en vertu de l’article 49 de la Constitution libanaise, il est interdit aux hauts fonctionnaires de devenir chef de l’Etat, sauf s’ils démissionnent de leur poste deux ans avant l’élection.
L’amendement devrait être débattu en séance parlementaire dans les prochains jours, a ajouté le responsable.
Le chef de l’armée ne s’est jamais dit candidat, mais au Liban, il n’est pas obligatoire de faire acte de candidature pour devenir président. Le chef de l’Etat est élu par le Parlement.
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Anniversaire du sit-in de l’opposition libanaise
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 2 décembre 2007 à 22:11 -
Près de 2.000 partisans de l’opposition libanaise ont fêté samedi dans le centre-ville de Beyrouth le premier anniversaire de leur sit-in avec un leitmotiv: la chute du gouvernement de Fouad Siniora, à qui ils dénient toute légitimité.
“Nous sommes là pour soutenir l’opposition. Ce gouvernement est illégitime et téléguidé de l’étranger”, affirme à l’AFP Zaynab, 37 ans, une habitante de la banlieue chiite de Beyrouth.
“Nous resterons jusqu’à ce que le gouvernement tombe”, ajoute cette militante du Hezbollah, tandis qu’un groupe entonne des chants à la gloire du “Parti de Dieu” sur une estrade dressée face à la foule.
Depuis un an, l’opposition soutenue par Damas et Téhéran campe dans des tentes place Riad Solh, sous les fenêtres du siège du gouvernement appuyé par l’Occident.
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Soutien implicite du Hezbollah au général Michel Suleiman pour la présidentielle
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 2 décembre 2007 à 21:58 -

BEYROUTH - Un haut responsable du Hezbollah a indiqué samedi que le mouvement chiite a beaucoup d’estime pour le général Michel Suleiman, une déclaration qui augmente encore les chances du commandant en chef des armées d’accéder à la présidence du Liban, un développement qui mettrait fin à la crise politique dans le pays.
Le N°2 du Hezbollah, Cheikh Naïm Kassem, se prononçait deux jours après que le leader de l’opposition chrétienne, Michel Aoun, allié du mouvement chiite, eut donné son soutien au général Suleiman, considéré au Liban comme une personnalité neutre.
La majorité parlementaire pro-occidentale ayant également indiqué qu’elle soutenait sa candidature, les contours d’un compromis commençaient à se dessiner après plusieurs mois de conflit entre le gouvernement et l’opposition menée par le Hezbollah, incapables jusqu’ici de tomber d’accord sur le nom du successeur du président Emile Lahoud, qui a quitté son poste à l’issue de son mandat le 23 novembre. Le président libanais est élu par les députés.
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L’opposition pro-syrienne campe encore au coeur de Beyrouth
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 1 décembre 2007 à 21:56 -
BEYROUTH (Reuters) - Un an après sa grande démonstration de force à Beyrouth pour chasser du pouvoir le gouvernement de Fouad Siniora, l’opposition pro-syrienne campe toujours au coeur même de la capitale libanaise.
Mais le “village de tentes” géant qu’elle a implanté sur les deux grandes places du centre-ville s’est progressivement vidé et le mouvement lancé par le Hezbollah et ses alliés chrétiens “aounistes” pour contraindre Siniora au départ semble piétiner.
Les quelques dizaines de jeunes militants d’opposition munis de talkie-walkies qui montent la garde ne s’en disent pas moins résolus à camper sur place jour et nuit jusqu’à satisfaction de leur revendication: un part du pouvoir.
“Rien n’a changé. Nous ne lèverons pas le camp avant que le gouvernement ne tombe. C’est une présence symbolique, mais nous sommes en mesure de rameuter des milliers de gens si le besoin s’en fait sentir”, affirme Emir Hachem, 45 ans, chef du camp abritant les partisans de Michel Aoun
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