Le Hezbollah plus puissant aujourd’hui qu’avant la guerre
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 février 2007 à 23:25 -

Les capacités militaires du Hezbollah sont aujourd’hui plus importantes qu’? la veille de la guerre menée par Israël contre la milice chiite libanaise l’été dernier au Liban, a affirmé lundi un officier supérieur de l’armée israélienne, cité par la radio militaire.
«Le Hezbollah s’est renforcé et il est aujourd’hui plus fort qu’il ne l’était avant la guerre du Liban», a déclaré le général Yossi Beidatz, chef de l’unité de recherche des renseignements militaires, cité par la radio.
La Syrie, selon cet officier, renforce de son côté ses capacités militaires et se préparerait ? l’éventualité d’un nouveau conflit dans la région que pourrait générer une tierce partie, a-t-il ajouté, sans autre précision.
Le général Beidatz a tenu ces propos lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement.
«Des armements divers en provenance de Syrie et d’Iran parviennent de manière régulière au Hezbollah (…) dont des types d’armement dont il ne disposait pas dans le passé», a par ailleurs indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.
Israël a mené l’été dernier une guerre de plus d’un mois au Liban contre le Hezbollah (12 juillet-14 août) dont les ratés font l’objet d’une commission d’enquête, Israël n’ayant pas réussi notamment ? briser les capacités militaires du Hezbollah.
Cent vingt militaires israéliens et une quarantaine de civils, ont été tués par les 4000 roquettes qui se sont abattues sur les localités du nord d’Israël lors de ce conflit qui a fait plus de 1200 morts au Liban et provoqué d’énormes dégâts.
Le ministre israélien des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer, a récemment estimé qu’Israël devrait se préparer ? un nouveau conflit armé courant 2007 avec le Hezbollah.
Téhéran et Damas renforcent leur alliance face aux
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 février 2007 à 22:22 -

La République islamique d’Iran et la Syrie ont annoncé, dimanche 18 février, le renforcement de leur alliance face aux “complots” que, selon ces pays, trame “le front de l’arrogance conduit par les Etats-Unis”, pour reprendre les propos du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei. Ce renforcement a été annoncé ? l’issue d’une visite de quarante-huit heures ? Téhéran du président syrien, Bachar Al-Assad. Pour ce dernier, c’est même la visite “la plus importante et la plus réussie depuis des années”.
“Nous avons adopté des mesures exécutoires qui seront appliquées au cours de l’année 2007″, a affirmé le président syrien, sans autre précision, lors d’une conférence de presse avec son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Visiblement, les différences de vues “sur certaines questions” évoquées samedi, sans spécifications, par le quotidien officiel syrien Al-Baas, n’ont pas affecté l’alliance nouée entre les deux pays dès l’avènement de la République islamique, en 1979. Les pressions exercées sur eux, en particulier par les Etats-Unis, pour leur ingérence supposée en Irak et au Liban ont, au contraire, consolidé le “front face aux défis et aux menaces” qu’ils ont décidé de constituer il y a deux ans.
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Serene Assir : ‘Ou sont les cartes ?’
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 18 février 2007 à 09:12 -

Les Etats-Unis peuvent bien avoir fait quelques timides tentatives de réprimandes ? Israël pour l’utilisation de bombes ? fragmentation au Liban, mais où sont les cartes des endroits où elles ont été lancées, demande Serene Assir.
« Ce fut un changement quelque peu surprenant étant donnés la « relation spéciale » historique entre les Etats-Unis et Israël et les innombrables actes gratuits de protection de leur intérêt mutuel au Moyen-Orient. La semaine dernière, le Département d’Etat américain adressa au Congrès un rapport exposant ses constatations préliminaires concernant l’utilisation controversée de bombes ? fragmentation au Liban Sud pendant les dernières heures de la guerre de l’été 2006. Ces constatations, ainsi qu’on l’a rapporté, suggèrent qu’Israël a peut-être violé le « Arms Export Control Act », texte qui régit l’usage fait des armes vendues par les Etats-Unis, le plus important producteur et exportateur d’armes du monde.
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Amine Gemayel : ‘Seul un Tribunal spécial pourra mettre fin ? l’impunité au Liban’
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 17 février 2007 à 12:33 -

« C’est la vérité que nous cherchons, pas la vengeance », a assuré le 9 février ? New York, Amine Gemayel, ancien Président libanais et père de Pierre Gemayel, assassiné ? Beyrouth en novembre dernier, défendant la mise en place du Tribunal spécial pour le Liban.
« Le Parlement démocratiquement élu, institution légitime, a approuvé ? une large majorité l’instauration d’un Tribunal international. Il représente la volonté et le consentement du peuple libanais », a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies.
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Rapport d’Handicap International sur les bombes ? sous-munitions (BASM) larguées au Liban sud
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 17 février 2007 à 12:19 -

- 72 heures : C’est dans les dernières 72 heures du conflit que la majorité des BASM ont été larguées.
- 4 millions de sous-munitions ont été lancées
- 1 million de sous-munitions n’auraient pas explosé ? l’impact, polluant le Sud du Liban,
- 378 zones affectées ont été identifiées
- 214 personnes (184 civils, 22 militaires) ont été victimes de ces armes entre le 14 août 2006 et le 25 janvier.
- 33 % des victimes avaient moins de 18 ans
- Le plus jeune enfant blessé a 5 ans, le plus jeune enfant tué avait 12 ans.
- 72% des victimes ont été blessées ou tuées en rentrant chez eux (BASM dans leur maison ou leur jardin) ou en tentant de reprendre une activité professionnelle (agriculture);
Marie Nassif-Debs : "Pourquoi Bush a besoin d’une guerre civile au Liban ?"
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 février 2007 à 22:59 -

Pour comprendre les raisons et les objectifs de cette escalade, il nous faudra revenir, une fois de plus, aux conséquences de deux agressions qui, ? trois ans d’intervalle, furent, malgré toute la haute technologie déployée et les armes de destruction massive utilisées (dont certaines pour la première fois dans l’Histoire contemporaine), des échecs cuisants dans la stratégie moyen-orientale de l’administration américaine dirigée par le tandem G. W. Bush-Dick Chenney. La première de ces guerres étant celle menée, depuis quatre ans, contre l’Irak et son peuple ; la seconde est la guerre contre le Liban, qui se poursuit depuis l’an 1978 et dont la dernière étape fut l’agression israélienne de juillet-août 2006… La dernière guerre étasunienne contre l’Irak, préparée bien avant le 11 septembre 2001, visait, selon les stratèges « zionist christians » qui l’avaient préparée, ? faire d’une pierre trois coups : d’abord, contrôler le cœur de la Péninsule arabique et son pétrole tout entier ; ensuite, se placer ? quelques encablures de l’Iran et des Républiques pétrolières de l’ex Union Soviétique ; enfin, et ? partir du projet formulé sous le titre de « Grand Moyen Orient », refaire la carte géopolitique de toute la région ? commencer par le Liban et jusqu’aux confins de la Chine.
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Georges Corm : ‘Pourquoi un tel soutien ? un gouvernement si contesté au Liban ?’
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 février 2007 à 22:54 -

Voici maintenant plus de deux mois que la crise libanaise s’aggrave sous le coup des interventions extérieures. Depuis la période 1840-1860 qui a vu une première déstabilisation du Liban sous le coup de la rivalité franco-anglaise qui secouait alors le Proche-Orient, le pays n’a pas connu une telle intensité d’interventions des pays occidentaux dans ses affaires intérieures. Le nombre de déclarations quotidiennes des dirigeants américains et européens constituent, en réalité, une ingérence certaine dans les affaires internes du Liban, de même que le nombre de visite de ces mêmes dirigeants ? Beyrouth pour rencontrer et soutenir le premier ministre, M. Fouad Saniora, l’organisation de la Conférence d’aide au Liban, dite Paris III ? la fin du mois dernier, toujours pour soutenir ce même gouvernement : c’est une activité débordante et inquiétante dont est l’objet le Liban, enfoncé dans une crise ministérielle sans précédent, visant ? maintenir au pouvoir un gouvernement qui a perdu sa constitutionnalité et sa légitimité.
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Amnesty International condamne les attaques visant les civils
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 février 2007 à 22:48 -
Amnesty International condamne dans les termes les plus fermes les attentats ? la bombe de ce 13 février, visant deux autobus près de la ville de Bikfaya, dans une zone chrétienne du Liban, au nord-est de Beyrouth. Au moins trois civils auraient été tués et 20 autres blessés. Les attaques visant délibérément les civils ne sont jamais justifiables et leurs responsables montrent un mépris complet pour les principes d’humanité les plus fondamentaux.
Ces attaques mortelles visant les civils témoignent d’une dégradation supplémentaire de la sécurité au Liban, qui s’est encore davantage polarisée, ce qui fait craindre un glissement éventuel vers un nouveau conflit, après la guerre civile qui a dévasté le pays de 1975 ? 1990. Au cours de ce conflit, des violations massives des droits humains ont été commises, dont quelque 17000 disparitions forcées, et l’homicide de milliers de non combattants.

Amnesty International demande aux dirigeants politiques et autres du Liban de prendre d’urgence toutes les mesures possibles pour que les homicides de ce 13 février n’entraînent pas d’autres violences, et que les responsables de ces attaques visant des civils soient arrêtés et traduits en justice, de manière prompte et équitable, et sans recours ? la peine de mort.
Les attentats ? la bombe de ce 13 février visaient clairement ? aggraver les tensions politiques actuelles. Ce mercredi 14 février marque le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ex Premier ministre Rafiq Hariri, tué ? Beyrouth avec 22 autres personnes dans un attentat important ? la voiture piégée. La Commission d’enquête internationale et indépendante des Nations unies (UNIIIC) sur cet assassinat a impliqué la Syrie et des responsables libanais ; la proposition d’établir un tribunal international pour juger les responsables présumés de cet acte a conduit ? la démission de six ministres du gouvernement, provoquant une crise politique.
Depuis le début de décembre 2006, des milliers de manifestants conduits par le Hezbollah et le Courant national libre manifestent régulièrement et massivement ? Beyrouth, de manière largement pacifique, pour que le Hezbollah et le Courant national libre jouent un rôle plus grand au sein du gouvernement. Lors de la semaine du 24 janvier 2007, divers groupes politiques ont installé des barrages routiers armés ; sept personnes ont été tuées, et des dizaines d’autres blessées ou arrêtées. Le 21 novembre 2006, le ministre de l’Industrie Pierre Gemayel, appartenant au parti Kataëb (Phalanges), a été abattu ? Beyrouth par des tueurs inconnus.
Les tensions se sont exacerbées au Liban après la guerre qui a opposé cet été le Hezbollah aux forces israéliennes, au cours de laquelle quelque 1000 civils libanais et 43 civils israéliens ont été tués, et des dizaines de milliers de foyers libanais et d’autres infrastructures civiles ont été détruites.
Amnesty International demande instamment aux dirigeants politiques d’établir un cadre pour répondre aux questions non résolues qui entretiennent un climat de soupçons et de rancœurs, notamment celle du tribunal international pour poursuivre les responsables de l’assassinat de Rafiq Hariri, de la composition d’un nouveau gouvernement et des élections législatives ? venir. Pour être durable, tous ces accords devraient s’accompagner des réformes du système judiciaire propres au Liban qu’Amnesty a réclamées ? plusieurs reprises, mais aussi d’une résolution plus vaste, fondée sur le droit international, pour mettre fin ? l’instabilité régionale qui continue de déstabiliser et de causer des violations des droits humains au Liban. Amnesty International demande ? toutes les parties impliquées dans cette situation périlleuse au Liban d’empêcher une nouvelle escalade de violence, avec les atteintes aux droits humains qu’elles entraînent.
Des films courts pour le Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 16 février 2007 à 14:15 -
Pendant la guerre entre Israël et le Hezbollah, des réalisateurs libanais filment leur quotidien et envoient de courtes vidéos au monde entier, dans l’espoir de créer une mobilisation internationale.
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Le Liban rend hommage ? Hariri
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 23:08 -
BEYROUTH,
14 fév 2007 (AFP) - Une marée humaine, venue de tout le Liban, a envahi mercredi
le centre de Beyrouth en état de siège pour célébrer le deuxième anniversaire de
l'assassinat de Rafic Hariri, dans un climat de tension accrue au lendemain d'un
attentat meurtrier.
Derrière un écran pare-balles, les chefs de la majorité anti-syrienne ont tour ?
tour, face ? la foule, lancé des diatribes contre le régime de Damas, accusé de
nouveau d'être responsable de l'assassinat, et défendu la création d'un tribunal
international pour en juger les auteurs.
"Cette année verra la venue du tribunal et avec lui le châtiment et la condamnation
? mort", a assuré le leader druze Walid Joumblatt, qui a traité le président syrien
Bachar al Assad de "brute" et de "tyran".
Sans désigner nommément la Syrie, Saad Hariri, qui a pris le flambeau de la majorité
depuis l'assassinat de son père, a lui aussi réclamé justice.
Il a aussi appelé au "dialogue" avec l'opposition, menée par le Hezbollah chiite,
proche de la Syrie, engagée depuis trois mois dans un bras de fer avec le gouvernement
de Fouad Siniora dont elle réclame la démission.
Séparé de la place des Martyrs, lieu du grand rassemblement, par un no man's land
étanche de barbelés et de blocs de béton, le campement de l'opposition était presque
vide, isolé du reste de la ville par des cordons de soldats. Ce campement est devenu
depuis le 1er décembre le centre de la fronde anti-gouvernementale.
La foule immense, brandissant le drapeau libanais, au son de chants patriotiques,
a afflué ? pied dès le matin vers la place des Martyrs, marchant parfois cinq kilomètres,
dans la capitale quadrillée par des milliers de soldats.
La majorité anti-syrienne organise en effet cet hommage ? l'ex-Premier ministre,
assassiné le 14 février 2005, sur fond de grave crise politique qui paralyse depuis
trois mois les institutions du pays et a ponctuellement dégénéré fin janvier en
violences confessionnelles meurtrières.
Malgré les appels au calme de la classe politique, un attentat ? la bombe contre
deux bus qui a fait trois morts mardi dans la montagne chrétienne au nord de Beyrouth,
a suscité de nouvelles inquiétudes.
La majorité a ouvertement accusé la Syrie, déj? montrée du doigt dans la série d'attentats
contre des personnalités anti-syriennes au Liban depuis la fin 2004, d'en être responsable,
et a réclamé ? l'ONU des "sanctions contre le régime" du président Assad.
L'hommage ? Rafic Hariri s'est déroulé sur les lieux mêmes du rassemblement emblématique
qui, le 14 mars 2005, un mois après son assassinat, avait scellé le destin du Liban
et précipité le retrait des troupes syriennes après 29 ans de tutelle.
Des portraits de Rafic Hariri étaient placardés autour de la place, où un chapiteau
abrite sa tombe au pied de la grande mosquée Al-Amine. Parmi les fidèles venus s'incliner
devant la tombe, le Premier ministre Fouad Siniora, un de ses proches.
La place était ornée de petites bougies, décorée de ballons bleus, la couleur du
Courant du Futur, le principal parti de la majorité anti-syrienne.
Saad Hariri avait estimé que l'attentat de mardi avait pour but de dissuader les
Libanais de se rendre au rassemblement.
Mais les manifestants ont expliqué justement être venus pour dire "non" au terrorisme.
"Nous sommes venus défier ceux qui veulent commettre des attentats", confiait Omar
Qabbani, musulman sunnite comme Rafic Hariri.
"Nous voulons vivre, il faut que tout le peuple se soulève pour arrêter ce cycle
de terrorisme", ajoutait une mère de famille chrétienne, Nadia Saikali.
Rafic Hariri avait été tué avec 22 autres personnes le 14 février 2005 dans un attentat
? la voiture piégée ? Beyrouth.
Les conséquences de son assassinat empoisonnent toujours la vie politique libanaise.
Le projet de création d'un tribunal international pour juger ses assassins est en
effet ? l'origine de la crise qui a éclaté en novembre avec la démission des six
ministres pro-syriens.
La majorité, appuyée par le camp occidental, accuse l'opposition, soutenue par Damas
et Téhéran, de vouloir torpiller le projet de tribunal pour dissimuler une éventuelle
implication syrienne dans l'attentat. Damas a démenti toute implication dans cet
assassinat.
Le Liban rend hommage ? Hariri
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 23:08 -
Dans un climat de tension, au lendemain d’attentats, des centaines de miliers de personnes ont rejoint Beyrouth pour rendre hommage au Premier ministre assassiné il y a deux ans.
Hommage ? Rafic Hariri dans Beyrouth sous tension
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 12:56 -

BEYROUTH, 14 fév 2007 (AFP) - Les partisans de Rafic Hariri célébraient lors d’un grand rassemblement mercredi ? Beyrouth le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, dans un climat de tension accrue après un double attentat qui a fait trois morts mardi.
La foule convergeait dans la matinée vers la place des Martyrs, dans le centre de la capitale libanaise, dont les accès étaient bloqués par des barrages de soldats.
La ville a été placée sous très haut dispositif militaire pour cet anniversaire, et des milliers de soldats, appuyés par de très nombreux blindés, quadrillaient la ville.
La majorité anti-syrienne organise en effet cet hommage ? l’ex-Premier ministre, assassiné le 14 février 2005, sur fond de vives tensions politiques, après trois mois d’une crise qui paralyse les institutions du pays et a ponctuellement dégénéré fin janvier en violences confessionnelles meurtrières.
Malgré les appels au calme des dirigeants politiques de la majorité comme de l’opposition, un attentat ? la bombe, qui a fait trois morts et 18 blessés mardi dans une région chrétienne des environs de Beyrouth, a suscité de nouvelles inquiétudes.
Des barrières de deux ? trois mètres de haut, des barbelés, des cordons de soldats ainsi que le service d’ordre des organisateurs, séparaient le lieu du rassemblement de la place voisine où l’opposition libanaise a installé depuis le 1er décembre un campement de plusieurs centaines de tentes pour réclamer la démission du gouvernement.
Ce dispositif était renforcé par des panneaux de bois et de carton pour que les deux camps ne puissent pas se voir.
Des portraits de Rafic Hariri étaient placardés autour de la place, où repose le défunt dans une tombe, sous un chapiteau. Des extraits de discours de l’ex-Premier ministre, également affichés disent que “Le Liban est un pays pour tous les libanais” ou affirment “Nous surmonterons toutes les difficultés”.
Les fidèles de Rafic Hariri, venus de Beyrouth et de tout le Liban, arrivaient ? pied sur la place des Martyrs, ornée de petites bougies, décorée de ballons bleus, la couleur de l’actuelle majorité parlementaire dirigée par Saad Hariri, le fils de l’ancien Premier ministre.
Certains allaient s’incliner sur la tombe, recouverte de fleurs banches.
Les barrages de soldats obligeaient la foule ? marcher parfois un ou deux kilomètres.
“Les gens vont venir encore plus nombreux après l’attentat de mardi”, assurait Marwan Khalil, 25 ans, venus avec sept membres de sa famille de la région du Akkar, dans le nord du Liban, qu’ils ont quittée ? trois heures du matin.
Mardi, Saad Hariri avait estimé que l’attentat qui a visé deux bus dans la montagne chrétienne avait pour but de dissuader les Libanais de se rendre au rassemblement. L’opposition avait pour sa part appelé ? l’union.
Rafic Hariri avait été tué le 14 février 2005 dans un spectaculaire attentat ? la voiture piégée ? Beyrouth, qui avait fait au total 23 morts, alors que le Liban était toujours sous tutelle syrienne.
Cet assassinat, suivi un mois plus tard, le 14 mars, par un rassemblement monstre sur cette même place des Martyrs, avait précipité le départ des troupes syriennes du Liban et les élections qui ont porté au pouvoir l’actuelle majorité anti-syrienne.
Mais les conséquences du meurtre de Rafic Hariri empoisonnent toujours, deux ans plus tard, la vie politique libanaise.
Le projet de création d’un tribunal international pour juger ses assassins est en effet ? l’origine de la crise politique qui a éclaté en novembre avec la démission des six ministres pro-syriens.
La majorité, appuyée par le camp occidental, accuse l’opposition, soutenue par Damas et Téhéran, d’avoir ainsi voulu torpiller le projet de tribunal pour dissimuler une éventuelle implication syrienne dans l’attentat.
Les Forces du 14 Mars, nom de la majorité antisyrienne, ont d’ailleurs clairement accusé la Syrie d’être ? l’origine de l’attentat de mardi. “Nous considérons que le régime syrien assume la responsabilité de l’attentat”, a affirmé un communiqué.
Le Premier ministre Fouad Siniora a lui promis que son pays était “déterminé ? poursuivre les criminels et les terroristes” après cet attentat.
Jour d’hommage ? Rafic Hariri
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 12:55 -
Un rassemblement est organisé sur la place des Martyrs, ? Beyrouth, afin de célébrer le deuxième anniversaire du meurtre du Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Un hommage qui intervient au lendemain d’un attentat meurtrier en région chrétienne.
Tension ? Beyrouth pour l’anniversaire de la mort d’Hariri, après l’attentat
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 06:22 -

BEYROUTH, 14 fév 2007 (AFP) - Les partisans de Rafic Hariri célèbrent mercredi ? Beyrouth le deuxième anniversaire de la mort de l’ancien Premier ministre libanais, dans un climat de tension accrue après un double attentat qui a fait trois morts mardi.
La majorité parlementaire antisyrienne, menée par le fils de Rafic Hariri, Saad, organise un grand rassemblement ? partir de 10H00 (08H00 GMT) sur la place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth, où repose l’ex-Premier ministre.
Juste en face se dresse le campement de l’opposition, centre de la fronde anti-gouvernementale menée depuis le 1er décembre par le parti chiite Hezbollah, allié ? d’autres partis pro-syriens et chrétiens, pour réclamer la démission du cabinet de Fouad Siniora, soutenu par les Occidentaux.
Ce bras de fer avait dégénéré fin janvier en affrontements confessionnels meurtriers. Craignant de nouveaux débordements, la classe politique a appelé au calme ? l’approche du 14 février.
Mais mardi, un double attentat ? la bombe, contre deux bus, a fait trois morts et une vingtaine de blessés dans une région chrétienne proche de Beyrouth, suscitant de nouvelles inquiétudes.
Saad Hariri a estimé que cet attentat visait ? dissuader les Libanais de participer au rassemblement.
Rafic Hariri avait été tué dans un attentat ? la voiture piégée le 14 février 2005 ? Beyrouth. Il avait rompu quelques mois plus tôt avec Damas et son assassinat avait précipité le départ des forces syriennes du Liban, après 29 ans de tutelle.
L’actuelle majorité accuse la Syrie d’être ? l’origine de l’assassinat et d’une série d’attentats qui ont visé des personnalités antisyriennes au Liban depuis octobre 2004.
Une commission d’enquête de l’ONU a également montré du doigt la Syrie dans l’assassinat de Rafic Hariri.
Damas a démenti tout lien avec cet attentat, dont les conséquences empoisonnent toujours, deux ans plus tard, la vie politique libanaise.
Le projet de création d’un tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri est en effet ? l’origine de la crise qui a éclaté en novembre avec la démission des six ministres pro-syriens.
La majorité accuse l’opposition, soutenue par Damas et Téhéran, d’avoir ainsi voulu torpiller le projet de tribunal pour dissimuler une éventuelle implication syrienne dans l’attentat.
Appel ? manifester place des martyrs
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 14 février 2007 à 06:19 -
La majorité antisyrienne dirigée par Saad Hariri invite la population ? célébrer le deuxième anniversaire de la mort de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri. Seule question : les attentats de mercredi dissuadront-ils les Libanais ? (Récit : C. Massé)
Historique de la crise depuis la mort de Rafic Hariri
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 13 février 2007 à 22:13 -

Double attentat ? Bikfaya
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 13 février 2007 à 17:30 -


Le chef de la majorité parlementaire libanaise Saad Hariri a estimé que l’attentat mardi contre deux bus au nord de Beyrouth visait ? dissuader les Libanais de participer au rassemblement mercredi pour le deuxième anniversaire de l’assassinat de son père Rafic Hariri.
“C’est un message clair. Ils (les auteurs de l’attentat, ndlr) veulent dire aux gens de ne pas prendre les bus pour participer demain au rassemblement” prévu dans le centre-ville de Beyrouth, a déclaré M. Hariri ? la télévision privée LBC.
“Je dis aux gens que demain est une occasion de répéter notre attachement au tribunal international” pour juger les assassins de Rafic Hariri, tué dans un attentat le 14 février 2005 ? Beyrouth alors que le Liban était sous tutelle syrienne, a ajouté le jeune député.
“Le tribunal international est une nécessité nationale, pour préserver les Libanais et les protéger contre les assassinats”, a-t-il dit.
Ce tribunal est au centre du bras de fer entre le gouvernement appuyé par l’Occident et l’opposition, menée par le Hezbollah pro-syrien, car il doit juger les responsables de l’assassinat de Hariri, dans lequel la Syrie a été pointée du doigt par des enquêteurs internationaux.
De son côté, un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a condamné l’attentat meurtrier. “L’attentat est un crime odieux qui a visé des innocents”, a-t-il affirmé.
Trois personnes ont été tuées dans le double attentat ? la bombe qui a soufflé deux bus de transport en commun au nord de Beyrouth.
La majorité parlementaire anti-syrienne a appelé ? une participation massive pour marquer cet anniversaire, dans le même secteur où l’opposition tient un sit-in depuis le 1er décembre face au siège du gouvernement.
Réactions internationales
« Les attentats révoltants survenus ce matin ? Bikfaya suscitent l’horreur et la consternation. Je les condamne de la façon la plus nette », a de son côté déclaré le président français Jacques Chirac. « En frappant ? la veille de la commémoration de l’attentat qui a coûté la vie ? Rafic Hariri et ? ses compagnons, c’est le Liban tout entier que les assassins veulent replonger dans la violence », a expliqué le chef de l’Etat, qui s’est entretenu au téléphone avec le patriarche maronite, le cardinal Sfeir, pour lui adresser « toutes ses condoléances affligées ».
Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a lui qualifié cet acte d’« odieux et lâche ». « Face ? cette nouvelle tentative de déstabiliser le Liban, il est essentiel que les Libanais resserrent leurs rangs pour ne pas tomber dans le piège qui leur est tendu », a poursuivi le ministre. Il a enfin réaffirmé la « solidarité » de la France avec les dirigeants libanais « pour la préservation de la stabilité, de l’unité et de la souveraineté du Liban ».
Enfin, la ministre britannique des Affaires étrangères Margaret Beckett a condamné le double attentat ? la bombe qui avait “pour objet de créer davantage de tensions”.
Attentat meurtrier en région chrétienne
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 13 février 2007 à 17:27 -
Le bilan de l’attentat qui a visé deux bus dans une région chrétienne proche de Beyrouth reste incertain. Certains dénoncent une tentative d’intimidation ? la veille du 2ème anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri. (Récit : C. Bruneau)
Plus de service militaire
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 12 février 2007 à 22:28 -
BEIRUT: Civil War-era military conscription has officially been relegated to the annals of Lebanese history. On February 10, the Lebanese Army officially became an all-volunteer force. Law 665/2005, which officially ended conscription in Lebanon, was passed by Parliament two years ago but did not wholly take effect until Saturday.
Speaking on condition of anonymity, an army spokesperson told The Daily Star on Monday that “from this day on” the army would replenish its ranks with volunteers.
A statement issued by the army Monday asked all citizens who have applied for a permanent postponement of military service to present themselves at the Army’s Mobilization Directorate by June 1 in order to receive their military service waiver cards.
Those already in possession of a waiver card, a permit to travel freely or other relevant documents from the Mobilization Directorate and its subsidiaries need not present themselves to the directorate but are responsible for documenting their status, the statement added.
Through a spokesperson, President Emile Lahoud declined to comment on the matter, on the grounds that the law was passed two years ago, was signed at the time by the president and was not a decree issued by the present government.
Retired General Elias Hanna told The Daily Star that conscription was Lahoud’s idea of a melting pot in which Lebanese of different confessional backgrounds mixed.
“As it is, Christians rarely go into government service. This was one way to create a confessional equilibrium,” Hanna said.
The confessional system stipulates that all high-ranking positions in the army must be distributed 50-50 between Christians and Muslims.
Hanna said a conscript may cost the government less than a professional soldier, but that a professionally trained volunteer would be more efficient in adapting to the army’s ever-changing role and mission. For a professional soldier to be efficient, he needs benefits and incentives, Hanna said.
http://www.dailystar.com.lb
“A draftee is conscripted and trained for two months, then he serves a year in the army and just when he has gained sufficient expertise is sent home,” he said.
Hanna said the army is not capable of meeting current security threats, adding that greater political will was needed to improve the force.
“If it wasn’t for the ‘adapt or die’ doctrine adopted by the US Army, their losses in Iraq would exceed 50,000 dead,” Hanna said, highlighting the need for armies to adapt to changing missions and roles.
The retired general noted that the role of the army has changed drastically since the era of Syrian tutelage. An evolving role and the sudden changes in the missions assigned to the army require a more professional soldier, he explained.
“After the army’s deployment in the South, its needs and the skills required of its soldiers are very different,” Hanna said.
“Is it the threat from foreigners? Non-state actors like Al-Qaeda? Is it from neighboring countries like Israel or Syria? Is it from Hizbullah?” he asked. “We need to make a national security study to determine this. Is the threat conventional? Say from Israel, which it is, then we need a certain army and a certain military doctrine.”
Hanna said military doctrine determines an army’s structure, training and arming.
For a war like that waged by Israel last summer, the military needs to be able to respond with strategies similar to those successfully adopted by Hizbullah, the general said - strategies involving special-operations forces and better intelligence gathering. However, the army will also need to outsource some of its duties, just as the US Army outsources logistics, Hanna added.
L’armée libanaise saisit des armes du Hezbollah ? Beyrouth
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 février 2007 à 15:28 -

L’armée libanaise a saisi jeudi un camion rempli de munitions dans une banlieue de l’est de Beyrouth. Le Hezbollah a reconnu que le véhicule lui appartenait et exigé du gouvernement qu’il lui rende la cargaison.
Le ministre de l’Information Ghazi Aridi a annoncé jeudi que l’armée avait saisi un camion rempli d’armes. La nouvelle a été communiquée lors d’une réunion du gouvernement.
“Selon les premières informations, le camion venait de la plaine de la Bekaa”, a expliqué le ministre, ajoutant qu’une enquête était en cours pour déterminer le type d’armes saisis et leur destination.
Selon la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis un terme au conflit entre Israël et le Hezbollah en août dernier, la milice n’a pas le droit de se réarmer.
Mais le parti de Dieu a estimé jeudi dans un communiqué que le gouvernement devait respecter sa propre politique, proclamée en 2005, de soutenir la “résistance” dans le sud du pays. “Par conséquent, les autorités concernées doivent rendre le camion et les munitions ? la résistance”, ajoute le Hezbollah. AP
Le tribunal international dans les eaux mouvantes de la crise libanaise
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 février 2007 à 13:49 -

BEYROUTH, 9 fév 2007 (AFP) - Un recours au contraignant chapitre VII de la charte
de l'ONU, évoqué discrétement au sein de la majorité antisyrienne libanaise pour
imposer le tribunal international sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre
Rafic Hariri, rencontre la vive opposition des prosyriens.
Cette hypothèse est née d'une lettre adressée le 8 janvier par le Premier ministre
Fouad Siniora au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon pour l'informer du fait
que les institutions libanaises ne sont pas en mesure de ratifier le projet de tribunal.
Le Liban et l'ONU ont signé mardi ? New York une convention sur l'établissement
de ce tribunal international, pour juger les accusés de l'assassinat de Rafic Hariri,
convention encore soumise ? ratification par le Liban.
Le Conseil de sécurité avait approuvé le 21 novembre le projet de création de ce
tribunal. Depuis lors, le projet a fait deux fois la navette entre New York et Beyrouth.
Rafic Hariri a été tué, ainsi que 22 autres personnes, dans un attentat ? la camionnette
piégée ? Beyrouth le 14 février 2005.
La Syrie, qui dirigeait de facto le Liban jusqu'? l'assassinat de Hariri, est accusée
d'être responsable de cet assassinat par la majorité antisyrienne au pouvoir.
Dans sa lettre publiée mardi ? Beyrouth, M. Siniora, issue de cette majorité, impute
au président pro-syrien Emile Lahoud et au président du parlement Nabih Berri, pilier
de l'opposition soutenue par Téhéran et Damas, la responsabilité des obstacles mis
? la ratification de l'accord avec l'ONU.
"Face ? cette donne, nous devons rechercher des alternatives nous permettant de
contourner les obstacles", a écrit M. Siniora.
Cette phrase du Premier ministre, dont le cabinet a approuvé ? la mi-novembre le
projet de l'ONU après la démission de six ministres prosyriens, a été interprétée
dans les milieux politiques comme une invite ? l'ONU ? recourir au chapitre VII
de sa charte.
Ce chapitre VII traite des mesures permettant d'imposer ? des Etats des décisions
de l'organisation - donc d'imposer le tribunal au Liban.
"M. Siniora suggère ainsi qu'il n'est plus possible de le faire adopter par les
institutions constitutionnelles libanaises et qu'il faut y parvenir par le biais
du chapitre VII", a affirmé ? l'AFP Hassan Houballah, député du Hezbollah.
Selon M. Houballah, c'est "une chose inaccceptable car elle comporte une violation
de la Constitution et ouvre la voie ? une imposition du tribunal, de l'extérieur,
au peuple et ? l'Etat".
"Nous craignons également une utilisation ? des fins politiques du tribunal qui
? nos yeux doit avoir un caractère strictement criminel", a-t-il ajouté.
"Nous acceptons le principe de création d'un tribunal international mais nous exigeons
qu'on puisse discuter point par point le texte du projet proposé par l'ONU, a encore
dit M. Houballah.
Selon l'expert en droit international Sami Salhab, "le Conseil de sécurité peut,
en se basant sur l'article 29 de la charte des Nations Unies, créer un tel tribunal
s'il considère que la paix et la sécurité régionale et internationale sont menacées".
"Le Conseil peut recourir au chapitre VII s'il estime que les institutions constitutionnelles
libanaises sont incapables d'honorer leurs engagements internationaux", a dit M.
Salhab ? l'AFP.
Commentant la lettre adressée par Siniora ? Ban Ki-moon, M. Salhab a estimé qu'il
s'agit d'"un appel implicite au recours au chapitre VII", ajoutant que celui-ci
a néanmoins "très peu de chances d'être utilisé".
Du meurtre de Rafic Hariri ? la crise
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 février 2007 à 13:36 -
14 février 2005 : le premier ministre libanais Rafic Hariri est assassiné dans un attentat ? Beyrouth. L’enquête suit son cours. Mais l’opposition prosyrienne refuse l’instauration d’un tribunal international sous tutelle de l’ONU. (Récit : H. Meddeb)
La tension monte ? la frontière
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 10 février 2007 à 11:28 -
Des affrontements ont eu lieu mercredi soir entre soldats israéliens et libanais ? la frontière sud du Liban. L’ONU a déployé ses troupes tandis qu’Israël renforce sa présence aérienne. (Récit : M. de Chalvron)
Incident armé ? la frontière israélo-libanaise, l’ONU déploie ses troupes
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 9 février 2007 à 10:42 -

TYR (Liban), 8 fév 2007 (AFP) - Des Casques bleus de l’ONU ont été déployés jeudi sur la frontière entre le Liban et Israël, quelques heures après un échanges de tirs entre soldats libanais et israéliens, premier incident armé depuis la guerre menée cet été par Israël contre le Hezbollah chiite libanais.
Les deux pays restaient sur leur qui-vive, le Premier ministre libanais Fouad Siniora ayant donné jeudi des directives fermes ? l’armée “de faire face ? toute violation israélienne”, alors qu’Israël a annoncé son intention de multiplier ses survols du Liban.
Pour calmer les esprits, plus de 200 soldats français et italiens de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul), dont les 12.000 Casques bleus veillent au respect de la trêve dans le sud du Liban, ont été déployés dans cette région, sous contrôle du bataillon français.
L’incident a éclaté lorsque l’armée libanaise a ouvert le feu ? l’artillerie en direction d’une position militaire israélienne, dans la région de Maroun ar-Ras (sud-est du Liban) où des forces israéliennes avaient fait mouvement mercredi soir pour mener une opération de déminage.
L’armée israélienne a riposté, sans que l’accrochage ne fasse de victime. Un transport de troupes libanais a été endommagé, selon un communiqué de l’armée.
“L’armée libanaise et les forces israéliennes ont échangé des tirs de part et d’autre de la Ligne bleue. Cet échange a été déclenché par l’armée libanaise après qu’un bulldozer israélien eut traversé la ligne grillagée dans une apparente tentative de déminer” la zone frontalière, a expliqué un porte-parole de la Finul, Milos Strugar.
L’incident, qualifié de “grave” par la Finul, a pris fin vers minuit. Le commandant de la force, le général italien Claudio Graziano, a été en contact “avec les deux parties pour les presser de cesser les hostilités”, a ajouté le porte-parole.
Mais selon l’armée libanaise, les Israéliens se sont enfoncés de 15 mètres en territoire libanais, au-del? de la Ligne bleue tracée par l’ONU pour tenir lieu de frontière entre les deux pays.
La ligne grillagée qui sépare les deux pays est dans ce secteur distincte de la Ligne bleue. Ce flou sur le tracé de la frontière est régulièrement source de tension dans cette région où le Hezbollah continue ? accuser Israël de menées agressives.
“Ce qui s’est passé est une agression grave contre le territoire libanais et s’inscrit sur la longue liste de violations (israéliennes) aériennes, terrestres et maritimes” de la souveraineté du Liban, a déclaré ? l’AFP un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah.
A Jérusalem, le général Alon Friedman, chef d’état-major du commandement de la région militaire nord, a indiqué qu’Israël augmenterait le nombre de ses vols au-dessus du Liban.
Le ministre de la Défense, Amir Peretz, a néanmoins affirmé qu’Israël “n’a aucune intention de provoquer une dégradation ou une escalade”. “Mais l? où il y aura des tirs dangereux visant nos troupes nous serons obligés de réagir”.
De son côté, le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a déploré “le dérapage” survenu entre les deux armées, appelant les deux parties ? “s’abstenir de tout acte belliqueux”.
L’armée israélienne avait entrepris de niveler le secteur, où l’accrochage a éclaté, car quatre charges explosives y avaient été découvertes lundi entre la Ligne bleue et la clôture de sécurité. Les mouvements de ses chars étaient accompagnés de survols d’hélicoptères qui lançaient des fusées éclairantes.
Israël avait accusé le Hezbollah de les avoir posées, y voyant la preuve que le parti chiite n’a pas “mis fin ? ses opérations hostiles”. Mardi, le Hezbollah avait démenti, assurant que les charges avaient été placées “avant la guerre” de l’été.
Israël a mené l’été dernier une guerre de 34 jours au Liban contre le Hezbollah, qui s’est achevée le 14 août par une trêve conclue sous l’égide de l’ONU. Quelque 15.000 soldats libanais, épaulés par les Casques bleus de l’ONU, se sont ensuite déployés au Liban sud, pour la première fois en 30 ans.
Echanges de tirs avec l’armée israélienne
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 8 février 2007 à 08:39 -
Des affrontements ont eu lieu dans la soirée entre soldats israéliens et libanais ? la frontière sud du Liban. L’armée libanaise a ouvert le feu sur des chars de Tsahal chargés de déminer la région.
Incident ? la frontière israélienne
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 8 février 2007 à 08:35 -

JERUSALEM, 7 fév 2007 (AFP) - La frontière israélo-libanaise a été le théâtre mercredi soir d’un incident armé entre l’armée israélienne et l’armée libanaise, le premier du genre depuis la fin de la guerre menée cet été par Israël au Liban contre le Hezbollah chiite libanais.
L’entrée en action d’une unité du génie de l’armée israélienne dans le secteur israélien compris entre la “ligne bleue” et la clôture de sécurité, plus au sud, pour niveler le secteur où ont été découvertes lundi par l’armée israélienne quatre charges explosives, est ? l’origine de l’incident.
“Cette unité s’est repliée derrière la clôture de sécurité après avoir achevé sa mission vers 01HOO locales jeudi (11H00 GMT mercredi), a indiqué l’armée israélienne.
“L’armée libanaise a, dans un premier temps tiré des coups de semonce. Nous lui avons demandé via la Finul de cesser ces tirs. Elle a alors tiré en direction de nos forces et nous avons riposté en direction des sources de tirs”, a-t-on ajouté.
“Les tirs ont maintenant cessé et nous considérons l’incident comme terminé”, a-t-on souligné.
“L’armée libanaise a tiré sur un engin de déblayage israélien qui tentait de s’avancer vers le secteur central du Liban sud”, dans la région de la localité de Yaroun, a indiqué une source sécuritaire libanaise sans faire état de victimes.
L’armée libanaise était sur le qui-vive depuis mercredi soir en raison des activités militaires israéliennes près de la frontière, et avait renforcé ses positions dans le secteur central.
Des appareils israéliens ont survolé le secteur de l’incident, le secteur oriental de la frontière illuminé par intermittence par des obus éclairants, a indiqué la télévision publique.
Il s’agit du premier incident armé ? la frontière israélo-libanaise depuis le retrait des troupes israéliennes du Liban-sud, le 1er octobre 2006.
L’armée avait accusé le Hezbollah d’avoir placé ces charges récemment.
“Une unité du génie effectue des travaux de dégagement dans ce secteur en territoire israélien, au sud de la ligne bleue, où ont été découvertes lundi quatre charges explosives”, a indiqué ? l’AFP une porte-parole de l’armée israélienne.
“Ces travaux de dégagement empêcheront ? l’avenir l’organisation terroriste du Hezbollah de dissimuler dans ce secteur d’autres charges”, selon la même source.
L’unité du génie a franchi la clôture de sécurité avec des bulldozers pour procéder au nivellement du secteur, proche de la localité israélienne d’Avivim.
“Ces charges ont été fraîchement placées ? la faveur des brouillards et des pluies de ces derniers jours”, avait affirmé ? l’AFP le lieutenant-colonel Gaï Hazout, responsable des opérations de la division de Galilée (nord).
Le lieutenant-colonel Eiran Pawker, commandant du bataillon du génie qui a découvert ces charges, a accusé le Hezbollah chiite libanais de les avoir placées.
“Nous pouvons conclure (de la découverte de ces charges) que le Hezbollah n’a pas mis fin ? ses opérations hostiles contre notre territoire. Ces charges visaient nos forces en opération le long de la clôture de sécurité”, avait déclaré lundi cet officier ? la radio militaire.
Mardi, dans un communiqué, le Hezbollah a démenti ces affirmations, ajoutant que les charges avaient été placées “avant la guerre” de l’été.
Israël a mené l’été dernier une guerre de plus d’un mois au Liban contre le Hezbollah, qui s’est achevée le 14 août par un accord de cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU.
Conformément ? la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a mis fin aux combats, quelque 15.000 soldats libanais, épaulés par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) renforcée par des contingents de plusieurs pays dont la France et l’Italie, s’est déployée au Liban sud aux abords de la “ligne bleue”, la frontière israélo-libanaise tracée par l’ONU.
La politique devient indésirable au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 7 février 2007 à 23:18 -
Les Libanais ont beau aimer la politique, trop c'est trop. De plus en plus de commerçants
affichent des pancartes demandant aux clients et employés d'éviter de parler politique
ou religion, deux sujets qui
divisent trop profondément la société pour ne pas dégénérer.
"C'est mieux sans
politique", peut-on ainsi lire, en lettres rouges et blanches, ? l'entrée de l'un
des nombreux cafés et restaurants de la rue Gemayzeh, dans le secteur chrétien (est)
de Beyrouth. Une salle de sport huppée de la capitale prévient aussi ses clients
que "Ceci est un lieu réservé au sport, merci d'éviter d'exprimer des opinions politiques".
Tandis que sur le tableau de bord d'un taxi s'étalent des notes auto-collantes sur
papier jaune bannissant la politique des conversations.
Relevant dans un premier temps d'initiatives individuelles ici et l? , ces avertissements
se sont multipliés, surtout depuis qu'une querelle entre étudiants ? l'Université
arabe de Beyrouth a tourné ? l'émeute et fait quatre morts le 25 janvier, rappelant
les pires heures de la guerre civile de 1975-90.
"J'ai des clients de toutes les religions et communautés, je ne peux pas me permettre
qu'ils se battent entre eux", souligne Oussama Mansour, 31 ans, épicier dans le
quartier musulman de Bachoura. Une affichette demande ? chacun "d'éviter de discuter
politique et religion" dans sa boutique. Le commerçant affirme l'avoir accrochée
il y a deux ans, après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le
14 février 2005. Et avoir rajouté ensuite la référence ? la religion. "Vous commencez
? parler avec quelqu'un et il veut immédiatement savoir qui vous êtes, ce que vous
êtes: pour ou anti-gouvernement, chrétien ou musulman, sunnite ou chiite. C'est
devenu écoeurant."
La politique est pourtant un passe-temps national au
Liban, où se sont souvent joués
des conflits régionaux et internationaux. Le sujet est inévitablement abordé dans
toutes les rencontres, pour des discussions toujours animées. Mais il est devenu
explosif depuis que l'opposition conduite par le Hezbollah chiite pro-iranien a
lancé, le 1er décembre, manifestations et sit-ins dans le centre de Beyrouth pour
renverser le gouvernement. Malgré la pression, le Premier ministre Fouad Siniora
refuse de former un nouvel exécutif dans lequel l'opposition disposerait d'une minorité
de blocage. Les chaînes de télévision privées attaquent tel ou tel bord, alimentant
la tension, au point que de nombreuses familles évitent le sujet.
Dans le quartier commercial de Mazraa ? Beyrouth, où se côtoient différentes
religions, des pancartes interdisant de discuter politique ornent pratiquement tous
les magasins. "Ce n'est pas que pour les clients, c'est un rappel pour nous, aussi",
affirme Ahmed Baasiri, bijoutier. Les commerçants du quartier ont décidé collectivement
la semaine dernière d'afficher ces avertissements et de supprimer toute propagande.
Samia Omeirat, une cliente de 48 ans, salue cette décision. "Ces temps-ci, moins
vous parlez, mieux c'est. C'est simplement trop dangereux. On devrait mettre ces
pancartes partout", suggère-t-elle.
A l'université libanaise de Beyrouth, le recteur, le Dr Zouhair Ali Chakar, forcé
de fermer ses portes pendant dix jours après les violences ? l'Université arabe,
met les étudiants en garde: "Vous pouvez parler de politique, de façon décente.
Plus que cela, c'est interdit."
Charles Harb, professeur de psychologie sociale ? l'Université américaine de
Beyrouth, voit dans cette réaction une bonne manière d'éviter les énervements, mais
aussi une stratégie d'"évitement" qui ne résout pas forcément les conflits.
Cette polarisation croissante de la société a d'ailleurs amené des hommes d'affaires
et intellectuels "modérés" ? créer le "Mouvement du 11 mars", qui milite pour le
rapprochement de tous les camps libanais, pro et anti-syriens. Sa porte-parole,
Noura Zaayter, annonce qu'elle lancera ce mois-ci des "activités pacifiques" pour
la modération, mais elle est catégorique: pas question d'organiser des manifestations.
L’ONU entérine la création d’un tribunal international
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 7 février 2007 à 23:05 -

NEW YORK (Nations unies), 6 fév 2007 (AFP) - Le Liban et l'ONU ont signé une convention
sur l'établissement d'un tribunal international pour juger les accusés de l'assassinat
de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, ouvrant la voie ? la création de ce tribunal
sous réserve de ratification par le Parlement libanais.
Les Nations unies ont signé mardi cette convention, qui "avait été paraphée auparavant
? Beyrouth par le directeur général du ministère de la Justice, au nom de la République
libanaise", a annoncé l'ONU dans un communiqué.
"Il revient maintenant aux autorités libanaises compétentes de prendre les mesures
nécessaires, conformément ? la Constitution, ? l'approbation et ? la ratification
de l'accord, pour lui permettre d'entrer en vigueur. Le tribunal pourra alors devenir
opérationnel, avec le plein soutien des Nations unies", ajoute le communiqué.
Le Conseil de sécurité avait approuvé le 21 novembre le projet de création de ce
tribunal. Depuis lors, le projet a fait deux fois la navette entre New York et Beyrouth.
Dans un premier temps, a-t-on expliqué de sources onusiennes, le gouvernement libanais
a fait connaître son approbation des modalités juridiques du tribunal. Sur la base
de cet accord, les experts onusiens ont rédigé une convention entre l'Organisation
internationale et le pays du Cèdre, sorte d'accord politique de coopération pour
la création de ce tribunal.
Envoyée ? Beyrouth, cette convention s'est trouvée bloquée par le refus du président
pro-syrien, Emile Lahoud, de la signer. Mais, a-t-on expliqué, la Constitution libanaise
permet de passer outre après deux semaines ? une opposition présidentielle si une
majorité des deux tiers du cabinet approuve le projet. En fin de semaine dernière,
une lettre du Premier ministre libanais Fouad Siniora a informé le secrétaire général
de l'ONU, Ban Ki-moon, de la signature de la convention.
Toujours de source onusienne, on indique que la prochaine étape devra être la ratification
de la convention par le parlement libanais.
Lors de l'approbation le 21 novembre par le Conseil de sécurité du projet de création
du tribunal, la Syrie s'était dite non concernée tant qu'elle n'était pas consultée.
Des rapports d'étape de la commission d'enquête de l'ONU sur l'assassinat de Rafic
Hariri ont fait état de l'implication de membres de services de renseignements libanais
et syriens.
L'approbation du projet dans la foulée par le gouvernement Siniora, premier pas
pour un entérinement de la part du Liban, avait été le détonateur d'une crise qui
a mené ? la démission de six ministres pro-syriens, parmi lesquels tous les représentants
de la communauté chiite.
La crise politique au Liban, marquée notamment par un gigantesque sit-in de l'opposition
dans le centre de Beyrouth, n'a pas cessé depuis lors.
Menée par le Hezbollah chiite soutenu par la Syrie et l'Iran, l'opposition demande
un nouveau cabinet et des législatives anticipées. Elle accuse le gouvernement Siniora
d'accaparer le pouvoir et de faire le jeu de l'Occident.
Ce dernier, issu des élections de 2005, souhaite le retour des ministres démissionnaires
et appelle au dialogue pour faire face ? la crise politique et économique, dans
un pays durement frappé par la guerre de l'été entre Israël et le Hezbollah.
La majorité accuse les proches de Damas de vouloir faire barrage au tribunal international
pour tenter de dissimuler une éventuelle implication syrienne dans cet attentat.
Rafic Hariri avait été tué, ainsi que 22 autres personnes, dans un attentat ? la
camionnette piégée ? Beyrouth le 14 février 2005.
La commission d'enquête de l'ONU a estimé qu'il y avait un "lien de connexité" entre
l'assassinat d'Hariri et d'autres attentats qui l'ont précédé ou suivi.
Le Hezbollah déploie ses drapeaux sur la frontière avec Israël
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 7 février 2007 à 23:01 -


Six mois après l’offensive israélienne contre le Hezbollah, des militants du
parti chiite ont fait un retour en forme de défi ces derniers jours sur la frontière
entre le Liban et Israël, déployant leurs drapeaux et sillonnant les routes ? moto,
rapporte Jihad Siqlaoui, de l’AFP.
Sans armes apparentes, vêtus de noir et en civil, des hommes du Hezbollah circulent
? moto sur les petites routes frontalières du Liban-Sud, faisant flotter les drapeaux
jaunes de leur parti et des photos de leur chef, Hassan Nasrallah.
« Pendant la guerre, les chefs ennemis ont affirmé qu’ils ne laisseraient plus le
Hezbollah faire flotter ses drapeaux le long de la frontière », a expliqué le porte-parole
du parti, Haïdar Daqmaq.
« Mais nous sommes revenus installer nos drapeaux et de grandes affiches de nos
martyrs. Nous avons ajouté celles de martyrs tombés pendant la guerre de juillet
et août », a-t-il ajouté.
Des militants du Hezbollah, portant la barbe, surveillent ? moto depuis quelques
jours les routes bordant la ligne bleue, la frontière dessinée en 2000 par l’ONU
entre le Liban et Israël. Pendant ce temps, d’autres hissent des drapeaux, des banderoles
et des affiches représentant leurs « martyrs », le long du grillage.
Le Hezbollah souhaite « que les soldats ennemis et les habitants des villages frontaliers
puissent les voir clairement » depuis le nord d’Israël, a affirmé le porte-parole.
De Naqoura ? Chebaa, le Hezbollah a affirmé avoir déployé environ 300 drapeaux jaunes
frappés d’une main agrippant une kalachnikov.
Les militants ont utilisé de petits tracteurs pour transporter les blocs de ciment
qui servent de support aux drapeaux et aux portraits des martyrs, portant le lieu
et la date de la mort.
« Ce martyr est tombé en défendant sa terre », proclame une affiche. Une autre porte
les mots « héros de la bataille des chars », référence aux chars israéliens détruits
au cours des combats de juillet dernier.
Près de Tyr, le Hezbollah a aussi placardé des affiches de chars israéliens détruits
par ses combattants dans la région de Khiam (caza de Marjeyoun).
Et ? Aïta-Chaab (caza de Bint-Jbeil), village presque entièrement détruit par les
combats, le Hezbollah a affiché les photos des deux soldats israéliens capturés
tout près de l? , le 12 juillet 2006.
Le Liban bientôt ? l’OMC
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 7 février 2007 à 22:55 -

Un protocole d’entente a été signé hier entre l’Agence américaine de développement
international, USAid, représentée par son directeur Raouf Youssef, et le ministère
de l’Économie et du Commerce, représenté par Sami Haddad. Selon le communiqué de
l’ambassade américaine au Liban, ce protocole vise ? prolonger l’aide américaine
pour faciliter l’adhésion du Liban ? l’Organisation mondiale du commerce (OMC),
et ? soutenir les réformes préconisées ? Paris III.
Concrètement, l’aide américaine a pour objectif de développer les capacités techniques
du Liban dans les domaines suivants :
– Les négociations autour des réformes principales et leurs mises en œuvre pour
remplir les critères de l’OMC.
– L’évaluation des politiques, des législations, des organisations et des compagnies
libanaises pour cerner les problèmes et soutenir les réformes politiques nécessaires
? l’adhésion.
– La préparation des documents nécessaires.
– La sensibilisation des secteurs privé et public, des universités et des médias
sur le processus d’adhésion ? l’OMC, les conditions et les résultats escomptés.
À l’issue de la signature, M. Youssef a affirmé que « l’équipe de Booz Allen Hamilton,
chargée de mettre en œuvre le projet d’aide technique, poursuivra durant les prochains
mois sa collaboration avec le ministère de l’Économie. Et ce afin de préparer la
réunion de l’équipe de travail spécifique qui aura lieu ? Genève en mars pour discuter
de l’adhésion du Liban ? l’OMC ». Le responsable américain a dit espérer que « l’adhésion
aura lieu ? la fin de l’année 2007 ».
De son côté, M. Haddad a répété la détermination du gouvernement ? entreprendre
des réformes malgré les difficultés. Selon lui, cette détermination a été couronnée
? Paris III, où le montant de l’aide américaine s’est élevé ? 770 millions de dollars
sous forme de dons, 50 millions devant être consacrés ? des projets de développement
et d’aides techniques.
Globalement, le communique de l’ambassade des États-Unis souligne que « l’aide américaine
a pour but de soutenir les efforts du gouvernement libanais en termes de relance
économique et de création d’emplois ». En sept ans, le gouvernement américain a
ainsi contribué par des aides techniques et financières de plus de cinq millions
de dollars versés au ministère de l’Économie ? travers l’USAid, poursuit le communiqué.
Cette aide s’est concrétisée par l’amendement d’un certain nombre de lois pour répondre
aux critères de l’OMC, notamment des lois relatives ? la propriété intellectuelle,
la concurrence, la sécurité alimentaire, la quarantaine, les barrières techniques
au commerce, le centre de qualifications et de normes libanaises Libnor, la lutte
contre le dumping…
L’aide a également pris le forme de séminaires de formation et d’ateliers de travail
en faveur des employés des secteurs public et privé, poursuit le communiqué. L’USAid
a également participé ? des campagnes de sensibilisation sur l’adhésion ? l’OMC
auprès des industriels, des hommes d’affaires, des banquiers et toutes les parties
concernées.
Enfin, le texte souligne « le soutien inconditionnel des États-Unis au Liban »,
et estime que l’adhésion ? l’OMC « permettra de renforcer le dynamisme du secteur
privé et de créer des emplois ».
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