Bombes interdites
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 janvier 2007 à 11:07 -
Le porte-parole du département d’Etat américain, Sean McCormack, a déclaré lundi qu’Israël avait ‘probablement’ violé les accords sur l’usage de bombes ? sous-munitions cet été lors de la guerre au Liban.
Israël soupçonné d’utilisation de bombes ? sous-munition par les USA
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 janvier 2007 à 11:00 -

WASHINGTON, 29 jan 2007 (AFP) - Washington soupçonne Israël d’avoir violé des accords avec les Etats-Unis sur les exportations d’armes en utilisant au Liban des bombes ? sous-munitions de fabrication américaine, a déclaré lundi le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack.
“Il y a probablement eu des violations” des accords sur l’usage des armes américaines exportées en Israël, a déclaré M. McCormack ? la presse.
Le porte-parole confirmait ainsi des informations publiées la veille par le New York Times, selon lequel un rapport officiel américain, qui devait être remis lundi au Congrès, conclut qu’Israël a pu violer des accords avec les Etats-Unis sur les exportations d’armes.
Selon les Nations unies, Israël a lancé plus d’un million de bombes ? sous-munitions lors du conflit, entre le 12 juillet et le 14 août 2006, en réponse aux attaques du Hezbollah.
La législation américaine interdit l’utilisation d’armes de ce type sur des zones civiles, mais Israël affirme ne pas avoir visé la population et l’avoir prévenue ? l’avance des bombardements par des tracts.
Réagissant ? l’annonce du département d’Etat, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé qu’Israël prenait au sérieux les préoccupations de Washington et qu’une enquête israélienne sur l’utilisation de bombes ? sous-munitions était en cours.
“Nous avons pris les préoccupations exprimées par les Américains très au sérieux. Dans nos réponses, nous avons été précis, coopératifs et transparents”, a déclaré Marc Regev.
“Je voudrais rappeler que nous menons notre propre enquête aussi sur cette affaire”, a-t-il ajouté.
Un porte-parole de l’armée n’a pas été en mesure d’indiquer quand les conclusions de cette enquête seraient rendues publiques.
Retour sur une semaine tumultueuse
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 janvier 2007 à 00:59 -
Le calme semble être revenu dans les rues de Beyrouth. Seules quelques carcasses témoignent des violences qui ont embrasé la caiptale libanaise ces derniers jours. (Récit : N. Luiset)
Le gouvernement Siniora sous pression
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 29 janvier 2007 à 00:56 -
Israël détruit 2 bunkers du Hezbollah sur son territoire
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 26 janvier 2007 à 14:53 -

Selon le quotidien israélien Haaretz, Tsahal aurait découvert et détruit 2 bunkers construits et utilisés comme base avancée par le Hezbollah en territoire Israélien, dans la vallée de Katamon entre les défenses nord de l’État hébreu et sa frontière avec le Liban.
Il a filtré que l’on y aurait trouvé de la nourriture et des équipements.
Le premier bunker avait été découvert durant le conflit de juillet dernier, le deuxième mercredi.
Fin du couvre-feu
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 26 janvier 2007 à 10:10 -
Nouvelles violences
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 janvier 2007 à 23:20 -

Après les violences intervenues mardi, qui ont fait trois morts et 176 blessés, le Liban a été jeudi en proie ? de nouvelles émeutes. Au moins deux personnes ont été tuées et 35 autres blessées dans des fusillades intervenues ? Beyrouth entre deux groupes d’étudiants, les uns fidèles au gouvernement, les autres partisans de l’opposition.
C’est ce qu’ont affirmé les services de sécurité libanais, alors que la chaîne de télévision NBN, dirigée par l’opposition, a évoqué de son côté quatre morts, dont deux étudiants, dans ces affrontements partis du campus de l’université arabe de Beyrouth.
Des émeutiers armés de matraques ont mis le feu ? des voitures et ? des pneus et une épaisse fumée s’élevait du secteur. Les deux camps se sont mutuellement accusés, par chaînes de télévision interposées, d’être ? l’origine de cette flambée de violence qui intervient sur fond de grève générale. Au moins 35 personnes ont été blessées, certaines par des tirs, dans ces affrontements de rue, au cours desquels les adversaires se sont aussi affrontés ? coups de pierre et de matraques.
Les soldats libanais ont tiré en l’air pour tenter de disperser la foule, en vain. Les militaires ont évacué les étudiants du secteur ? bord de camions.
A Paris, où se tenait une conférence internationale sur le Liban, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a lancé un appel au calme. “J’en appelle ? votre sagesse et ? la raison et je suis sûr que les Libanais sauront comprendre et sauront tous où se situe l’intérêt du Liban”, a-t-il déclaré en arabe.
Cette conférence, présidée par Jacques Chirac, a permis au Liban de récolter plus de 7,6 milliards de dollars pour l’aider ? sortir du marasme économique où l’a enfoncé le conflit de l’été dernier entre Israël et le Hezbollah.
L’Arabie saoudite s’est engagée ? hauteur d’1,1 milliard de dollars. La France, qui a accordé un prêt de 500 millions d’euros, les Etats-Unis, la Banque européenne d’investissement, la Banque mondiale et le Fond monétaire arabe figurent au nombre des principaux donateurs.
La somme finalement récoltée est largement supérieure aux 4,2 milliards glanés lors de la conférence Paris II, fin 2002.
Des affrontements ? Beyrouth font 3 morts
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 janvier 2007 à 23:12 -
7.6 milliards de dollars pour aider le Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 janvier 2007 à 23:11 -
Affrontements entre étudiants pro et anti-gouvernementaux, 17 blessés
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 janvier 2007 à 22:58 -
Des étudiants pro et antigouvernementaux se sont affrontés jeudi, sur le campus d’une université de Beyrouth, en se jetant des pierres et d’autres objets les uns sur les autres, ont annoncé des responsables de la sécurité.
Au moins 17 étudiants ont été blessés dans ces incidents qui se sont produits ? Tarik el-Jadideh, l’université arabe de Beyrouth, a précisé un de ces responsables.
Les affrontements ont débuté quand des étudiants membres de la milice chiite Amal, liée ? l’opposition, ont eu des mots avec des membres du Mouvement du futur, qui soutient le gouvernement, sur la responsabilité de la grève générale de mardi. Les étudiants des deux bords en sont ensuite venus aux mains.
Le pays paralysé par la grève de l’opposition
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 25 janvier 2007 à 01:31 -
Paris promet 500 M d’euros au Liban
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 23:55 -

Le président Jacques Chirac a annoncé mercredi au Premier ministre libanais Fouad Siniora que la France accorderait un prêt de 500 millions d’euros au Liban “? des conditions très avantageuses”, a rapporté la présidence ? la veille d’une conférence internationale sur l’aide ? ce pays.
“La France apportera son concours au Liban sous la forme d’un prêt de 500 millions d’euros ? des conditions très avantageuses”, a dit le porte-parole du palais présidentiel Jérôme Bonnafont ? l’issue d’un déjeuner de travail du président français avec le chef du gouvernement libanais.
Cet entretien a eu lieu ? la veille de la Conférence internationale d’aide au Liban qui doit apporter un ballon d’oxygène financier ? une économie qui croule sous le poids d’une dette publique de 41 milliards de dollars (plus de 180% du PIB).
Elle doit aussi et surtout manifester le soutien international au gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora dont l’opposition menée par le Hezbollah chiite prosyrien veut la chute.
“Cette contribution très significative exprime l’amitié profonde, la solidarité et la confiance qui unissent la France au Liban et ? tous les Libanais”, a dit M. Chirac. Le porte-parole a indiqué que le détail en sera donné jeudi lors de la conférence.
Il a également souhaité que la quarantaine de pays - dont les Etats-Unis - et institutions financières internationales participant ? la conférence expriment leur soutien par une “proposition significative”, faisant valoir que “le coût de l’inaction serait bien supérieur ? l’engagement au côté du Liban”.
Après la flambée de violence -trois morts et plus de 130 blessés- qui a marqué la journée de protestation mardi ? l’appel de l’opposition, la situation s’est apaisée mercredi au Liban, mais l’impasse politique reste entière.
“Sans aucun doute, la communauté internationale et tous ceux qui aiment le Liban souffrent de ce qui s’est passé hier (…) mais tous sont conscients de la nécessité d’aider le Liban”, a dit de son côté ? la presse M. Siniora.
Il a renouvelé son appel ? l’opposition pour qu’elle accepte le dialogue. “Nous savons que le dialogue est la clé pour parvenir ? des résultats et nous savons que descendre dans la rue ne peut qu’aggraver la situation, accroître les tensions”, a-t-il souligné.
“L’intérêt des Libanais, c’est de revenir au dialogue”, a ajouté le Premier ministre en assurant que “notre porte est ouverte (…), notre main est tendue”.
M. Chirac, selon son porte-parole, a aussi souhaité que “l’esprit d’unité et de dialogue prévalent (…) dans le respect de ses institutions légitimes issues d’élections démocratiques”.
Tensions exacerbées
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 23:53 -
L’opposition suspend la grève
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 08:16 -
Interview de Jacques Chirac
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 00:21 -
L’opposition annonce la suspension de la grève générale
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 00:13 -

L’opposition libanaise a annoncé mardi soir la “suspension de la grève” générale au cours de laquelle trois personnes ont été tuées et plus de 130 blessés, et a menacé le gouvernement de Fouad Siniora d’une “nouvelle escalade”.
L’opposition, menée par le Hezbollah chiite et regroupant des partis chrétiens et pro-syriens, “a décidé la suspension de la grève qui a constitué un avertissement au gouvernement illégitime” de Fouad Siniora, a indiqué le communiqué diffusé par les télévisions locales.
“De 05H00 locales jusqu’au soir, les Libanais, toutes tendances politiques confondues et dans toutes les régions, ont dit non ? ce gouvernement illégitime”, a ajouté le communiqué.
“La balle est maintenant dans le camp du pouvoir, qui, s’il s’obstine, sera confronté ? une nouvelle escalade”, selon le texte.
Des violences entre partisans de l’opposition et ceux du gouvernement ont fait trois morts et plus de 130 blessés ? travers le Liban, paralysé par l’opposition qui a bloqué les axes routiers en brûlant des pneus pour réclamer la chute du cabinet et la formation d’un gouvernement d’union nationale.
M. Siniora a averti dans la soirée que son gouvernement n’allait pas tolérer la poursuite des “atteintes ? l’ordre public”.
Manifestations violentes
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 00:12 -

Le Liban était paralysé mardi par une grève générale lancée ? l’appel de l’opposition pour tenter de renverser le gouvernement de Fouad Siniora. Mais les manifestations sont parfois devenues violentes, se soldant par la mort de trois personnes lors d’affrontements entre les deux camps.
M. Siniora a déclaré dans un discours télévisé qu’il restait prêt ? négocier avec l’opposition et a souhaité la tenue d’une session extraordinaire du Parlement pour tenter de sortir de la crise. “Nous affronterons ensemble l’intimidation et la sédition, pour le Liban”, a-t-il dit. Il se trouvait ? Beyrouth, selon un de ses conseillers. Un diplomate français insistait sur le caractère indispensable de la présence du Premier ministre libanais ? Paris jeudi pour la conférence des donateurs.
L’appel ? la grève a été lancé par le Hezbollah, le mouvement chiite Amal et le Courant national patriotique du général chrétien maronite Michel Aoun, avec le soutien des syndicats. Le parti islamiste pro-syrien et pro-iranien exige la formation d’un nouvel exécutif de coalition où il pèserait davantage.
D’épais nuages noirs s’élevaient au-dessus de Beyrouth, alors que les manifestants brûlaient des pneus et des voitures sur les principaux axes routiers et entrées de la capitale. Les principales villes du pays étaient aussi paralysées. Dans certaines régions, partisans du gouvernement et de l’opposition se sont affrontés ? coups de pierres et de poing, des coups de feu ayant même été tirés.
Selon la police, au moins trois personnes ont été tuées et 43 autres blessées par balles lors d’affrontements dans les villes du centre et du nord du Liban, dont deux gardes du corps d’un homme politique proche du gouvernement. Des responsables de la sécurité ont précisé qu’un militant pro-gouvernemental avait été tué, tandis que 23 autres sympathisants du pouvoir et 15 opposants étaient blessés par balles. Dans le port de Tripoli, deuxième ville du pays, une fusillade opposant les deux camps a fait un mort et six blessés.
Des milliers de policiers et de soldats ont été déployés dans tout le pays pour tenter de faire lever les barrages et séparer les deux bords, par la négociation ou la charge. Beaucoup de Libanais ne sont pas allés travailler, soit qu’ils faisaient la grève, soit qu’ils craignaient des violences.
La route conduisant ? l’aéroport international du sud de Beyrouth était bloquée, tout comme l’autoroute qui relie la capitale aux régions montagneuses, ainsi que celle qui mène ? Damas, en Syrie, selon la télévision du Hezbollah. En revanche, l’aéroport continuait de fonctionner normalement malgré l’absence d’une partie des employés, d’après les autorités. Sept vols ont été annulés.
Nombre d’observateurs craignent que le bras de fer n’entraîne le pays dans une nouvelle guerre civile, alors qu’? la conférence Paris III, le Liban espère recueillir cinq milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) pour financer sa reconstruction. Son économie est en ruines après la guerre entre Israël et le Hezbollah ? l’été dernier.
“Le Liban a un besoin urgent d’être financièrement soutenu et aidé”, a souligné mardi Jacques Chirac dans un entretien aux chaînes de télévisions libanaises “Future TV” et “LBC” ainsi qu’? “France 24″. Le président français a critiqué “ceux qui en profitent pour créer des difficultés sociales, au moment même où on réunit la conférence”, estimant que si la politique se fait dans la rue, les Libanais “ne seront jamais pris au sérieux par la communauté internationale.” “Le Liban a besoin aussi qu’on le respecte et que l’on ne fasse pas d’ingérences dans ses affaires”, a-t-il ajouté.
Le Hezbollah et ses alliés maintiennent la pression sur Fouad Siniora dans le centre de Beyrouth depuis deux mois. Mardi, certains membres de l’opposition se disaient frustrés. “Pacifiquement, cela n’a pas fonctionné. Nous manifestons depuis 52 jours et nos appels sont restés sans réponse”, a observé Tony Younes, partisan de Michel Aoun. “Aujourd’hui, nous avons intensifié” le mouvement. “Demain, nous l’intensifierons davantage. Et nous continuerons jusqu’? la chute du gouvernement.”
Pour les autorités, ces perturbations relèvent d’une tentative de coup d’Etat. Le ministre de la Jeunesse et des Sports Ahmed Fatfat a estimé sur la chaîne Al-Arabiya qu’il ne s’agissait “pas d’une grève”, mais “d’une action militaire, une véritable agression”.
3 morts et plus de 100 blessés
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 24 janvier 2007 à 00:02 -
Grève générale
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 23 janvier 2007 à 09:11 -
Grève générale, routes bloquées ? travers tout le pays
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 23 janvier 2007 à 09:04 -
Le Hezbollah, son allié chiite Amal et le courant chrétien de Michel Aoun ont appelé
? paralyser le Liban pour obtenir la démission du Premier ministre Fouad Siniora
et des élections anticipées.
Des manifestants ? Beyrouth mais aussi dans le nord,
le sud et l'est du pays se sont mis en branle aux environs de six heures locale
(04h00 GMT) et ont tout de suite commencé ? bloquer les routes.
La plupart des axes routiers dans et menant ? Beyrouth ont ainsi été bloqués.
Les routes reliant la capitale au nord et au sud du pays ainsi que celle menant
? Damas ont également été coupés ? plusieurs endroits. La route vers l'aéroport
international de Beyrouth est également bloquée.
La grande majorité des magasins, des écoles et des entreprises étaient fermés
dans Beyrouth, mais il était difficile de dire s'ils avaient porte close par soutien
? la grève ou parce que les employés ne pouvaient pas se rendre ? leur travail.
SINIORA PARTI POUR PARIS
Les forces de sécurité libanaises se sont efforcées de lever les barrages. Dans
la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, l'armée n'est guère intervenue.
De source proche de l'opposition, on indiquait que la grève durerait plusieurs
jours. Sayyed Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a exhorté lundi les Libanais
? prendre part ? cette grève générale, tout en assurant que le mouvement chiite
ne se laisserait pas entraîner dans des violences.
Fouad Siniora a fait part quant ? lui de sa détermination ? ne pas laisser déstabiliser
son gouvernement. De source politique, on déclarait que le Premier ministre avait
quitté le Liban ? destination de Paris quelques heures avant que la grève ne commence.
Soutenu par l'Occident et l'Arabie saoudite, il sollicitera des milliards de
dollars d'aide jeudi ? Paris lors d'une conférence internationale sur la reconstruction
du Liban après la ruineuse guerre de cet été entre Israël et le Hezbollah.
"Siniora dehors, ? bas le gouvernement!", ont scandé des partisans du Hezbollah
qui brûlaient des pneus dans le centre de Beyrouth, près de la résidence du chef
du gouvernement.
La campagne lancée dans le centre de Beyrouth par l'opposition depuis le 1er
décembre pour faire chuter le gouvernement a été en grande partie pacifique, même
si un manifestant antigouvernemental a été tué par balles en décembre.
Siniora : "Les Libanais ne vont pas s’entre-tuer"
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 23 janvier 2007 à 08:58 -
Pouvez-vous nous dire le montant de l'aide que vous souhaiteriez obtenir de
la part des participants ? la conférence Paris-3 ?
Je m'abstiendrai d'évoquer des chiffres pour ne pas susciter des attentes et
des espoirs. Nous avons exposé (dans le programme de réformes qui sera
présenté ? la conférence) la situation globale au Liban et l'état de la dette
publique qui atteint 40 milliards de dollars (près de 30 milliards d'euros).
Le Liban a besoin d'une aide extérieure pour réduire la dette publique et relancer
la croissance. Ce sont deux objectifs dont les conditions sont parfois antinomiques.
Abstraction faite de tout ce que le gouvernement fait déj? sur les plans financier,
social et économique, le programme de réformes (sur la base duquel il se présente
? la conférence Paris-3) vise ? limiter les contradictions entre ces deux objectifs
et ? rectifier une situation devenue malsaine depuis plusieurs années.
Vous êtes assurés d'obtenir ? la conférence de Paris l'assistance financière
que vous souhaitez. Mais certains volets de votre programme de réformes requièrent
l'adoption de lois et vous risquez de vous heurter au refus de l'opposition.
C'est vrai. Mais l'aide qui sera accordée par la conférence Paris-3 est destinée
au Liban et non ? mon gouvernement. Les gouvernements ont une durée de vie limitée
mais les réformes sont indispensables et la mise en actes de notre programme s'étale
sur plusieurs années. Le gouvernement fait ce qu'il estime devoir faire pour trouver
des solutions ? la crise financière économique et sociale.
La dette publique s'élevait en 1992 ? environ 3 milliards de dollars, alors que
les seules créances de cette dette ? la fin 2006 s'élèvent ? environ 16 milliards
de dollars ! La seule compagnie Electricité du Liban coûte chaque année ? l'Etat
un milliard de dollars ! (Sa privatisation progressive est prévue par le programme
de réformes.) Pouvons-nous continuer ? ce train ?
Mais il y a déj? eu Paris-1 (en 1998), Paris-2 en 2002 et il va y avoir Paris-3.
Qu'est-ce qui garantit que le Liban n'aura pas besoin d'un Paris-4 ou d'un Paris-5
?
Bien qu'une bonne partie du programme de réformes sur la base duquel Paris-2 s'était
réuni ait été mise en application, toutes les réformes n'ont pu être menées ? bien,
? cause de chamailleries et de disputes internes. L'agression israélienne de l'été
2006 a par ailleurs entraîné des pertes considérables. Alors que nous prévoyions
une croissance de 6 % en 2006, nous assistons ? une déflation qui devrait être de
l'ordre de - 5 %.
Il ne s'agissait alors que de chamailleries tandis qu'aujourd'hui, la crise
est plus grave et l'on assiste ? une quasi-guerre des institutions !
Ce n'est pas la guerre, mais les institutions sont bloquées ? cause du comportement
des opposants. Ils prétendent que nous monopolisons le pouvoir alors qu'ils tiennent
la présidence de la République et celle du Parlement. Nous tentons par tous les
moyens de parvenir ? une solution de la crise politique.
Après s'être définie pour objectif (en capturant deux soldats israéliens en
juillet 2006) de libérer les trois prisonniers libanais détenus par Israël (entraînant
la riposte de l'Etat juif), l'opposition est passée ? la revendication, dans
la rue, d'une minorité ministérielle de blocage. Nous n'avons cessé d'appeler au
dialogue et nous avons proposé de renoncer, au sein du gouvernement, ? la majorité
qui nous permet d'imposer des décisions, en échange du renoncement de l'opposition
? la minorité ministérielle qui lui permettrait de bloquer les décisions.
Les opposants vont passer ? la vitesse supérieure de leur mouvement de protestation,
et certains d'entre eux menacent de bloquer des routes, l'aéroport, le port. Vous
contenterez-vous de continuer d'appeler au dialogue ?
Les forces chargées de la sécurité feront ce qu'elles doivent faire pour empêcher
la paralysie de la vie publique.
Y a-t-il un risque que ces forces se divisent, comme ce fut le cas lors de
la guerre civile (1975-1990) ?
J'exclus un tel risque.
Compte tenu de l'exacerbation des tensions, craignez-vous une relance de la
guerre civile ?
Je pense que les Libanais ne vont pas s'entretuer de nouveau. Aucune des parties
en présence n'y est disposée.
Confirmez-vous les informations selon lesquelles le Hezbollah continue de
recevoir des armes ?
Je ne suis pas en possession d'informations qui me permettent de confirmer ou
d'infirmer ce genre de déclarations.
La crise libanaise n’affecterait pas la conférence de Paris
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 22 janvier 2007 à 01:29 -

La crise politique qui agite Beyrouth ne doit pas remettre pas en cause les intentions des pays donateurs et leur participation ? la conférence de Paris sur la reconstruction du Liban, prévue le 25 janvier, affirme Philippe Douste-Blazy, en visite ? Ryad.
“Il est évident qu’il y a une crise politique et il est évident aussi que c’est l’occasion ou jamais de montrer votre appui au gouvernement de (Fouad) Siniora qui, je le répète, est un gouvernement légitime, issue d’une majorité elle-même issue d’une élection”, a affirmé le chef de la diplomatie française, s’adressant ? la presse.
“Il est souhaitable de donner des perspectives de reconstruction (…) et également d’encourager le gouvernement dans ses reformes économiques. Donc, ? ma connaissance, la crise actuelle n’amène absolument aucune remise en cause ou de participation de certains pays ou de montant d’aide ? la reconstruction”, a-t-il ajouté.
Soutenu par l’Arabie saoudite et les chancelleries occidentales, Siniora refuse de céder aux exigences de l’opposition, regroupant les mouvements chiites Hezbollah et Amal et certains dirigeants chrétiens, qui juge son gouvernement illégitime depuis la démission, début novembre, des cinq ministres chiites et d’un sixième issu d’une formation chrétienne.
PRUDENCE À RYAD
La majorité antisyrienne, composée essentiellement de sunnites, de druzes et de chrétiens, accuse l’opposition de vouloir empêcher par ses manoeuvres la création d’un tribunal spécial, agréé par l’Onu, pour juger les auteurs présumés de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005.
Sami Haddad, ministre libanais du Commerce et de l’Economie, a laissé entendre le mois dernier que la crise pourrait entraîner le report de la conférence de Paris, dont Beyrouth attend quatre milliards de dollars pour relancer une économie dévastée par l’offensive que l’armée israélienne a mené cet été contre les miliciens du Hezbollah.
Le Prince Saoud, qui a confirmé cette semaine que le roi Adballah avait rencontré récemment une délégation du mouvement chiite, a apporté un soutien prudent ? la conférence de Paris.
“L’Arabie saoudite se réjouit de la conférence de Paris (…) et ne ménagera pas ses efforts pour en faire un succès. Il est toutefois important de parvenir ? un consensus national sur la crise libanaise pour garantir que la conférence atteindra ses objectifs”, a-t-il déclaré.
“Il n’y a rien d’étrange ? la rencontre (avec le Hezbollah). L’Arabie saoudite n’est pas impliquée dans la crise, mais elle veut être l’amie du Liban et de toutes ses formations”, a ajouté le prince.
Ban Ki-moon inquiet du retard de l’accord final sur le tribunal international dans l’affaire Hariri
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 22 janvier 2007 à 01:24 -

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est inquiété mercredi de ce que le Liban n’ait pas encore donné son accord final pour l’établissement d’un tribunal international qui devra juger les suspects dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Ban Ki-moon a déclaré qu’il évoquera cette question avec les dirigeants libanais lors de la conférence internationale qui se tiendra ? Paris le 25 janvier pour lever des fonds pour la reconstruction du Liban, après la guerre qui a opposé cette été Israël ? la milice du Hezbollah.
Un accord préliminaire entre le gouvernement libanais et l’ONU prévoit la création d’un tribunal composé d’une majorité de juges internationaux et doté d’un procureur international, situé hors du territoire libanais.
M. Hariri et 22 autres personnes ont perdu la vie dans un attentat contre le convoi de l’ancien Premier ministre dans le centre de Beyrouth, le 14 février 2005. L’assassinat a provoqué d’importantes manifestations contre le régime syrien, considéré par beaucoup comme responsable de l’attentat. Damas a nié ces accusations, mais a été contrainte de retirer ses soldats déployés depuis 29 ans au Liban.
Une nouvelle crise politique au Liban oppose actuellement le gouvernement de Fouad Siniora au Hezbollah pro-syrien et ses alliés, qui ont tenté en novembre d’accroître leur influence au sein de l’exécutif, en vain. Pour établir le tribunal international, l’accord du Parlement est nécessaire, et son président, l’allié du Hezbollah Nabih Berri, a déclaré qu’il ne convoquerait pas de séance tant que la crise actuelle n’est pas résolue.
Fadi el Khatib
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 21 janvier 2007 à 17:30 -
Fady el Khatib est considéré comme le meilleur ailier
asiatique de basketball depuis 2002. Il a eu l’opportunité
d’aller aux Etats-Unis, dans la fac d’Alabama,
mais après quelques semaines aux USA, il choisit
de rentrer au Liban ou il joue au
Club Blues Stars.
En 8 ans, il a gagné 8 championnats et 8 coupes
nationales. Il a également gagné la coupe d’Asie
des clubs ? 3 reprises.
Il s’est particulièrement illustré lors de la coupe du monde de basketball cet été,
notamment au cours du match que remporta son équipe face ?
l’équipe de France.


L’opposition appelle une grève générale
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 21 janvier 2007 à 13:32 -
Silvia Cattori : "Tsahal ou le mythe de « l’armée la plus morale du monde »"
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 21 janvier 2007 à 12:20 -

Par Silvia Cattori
En Israël les gens sont généralement très fiers de leur armée. Les autorités israéliennes
se sont toujours attachées ? la présenter comme quelque chose de pur, de noble,
d’unique. Et d’aller répéter que c’est « l’armée la plus morale du monde ».
Tsahal (Force de défense israélienne) n’est pas une armée de défense, comme son
nom l’indique, mais une armée offensive, xénophobe, responsable de la plus vaste
épuration ethnique et de la plus longue occupation militaire du monde moderne.
Créée en mai 1948, avec la participation des organisations terroristes Haganah,
Lehi, Irgoun, Tsahal est une armée offensive au service de l’idéologie raciste du
Grand Israël. Ses premiers faits d’armes et de sauvagerie ont été de planifier et
d’exécuter les massacres ainsi que la destruction des villes et villages qui devaient
pousser les Palestiniens ? l’exode et aboutir ? leur déportation pour édifier, en
lieu et place, un Etat réservé « exclusivement aux juifs ». Cette purification ethnique,
qui a vidé la Palestine des trois quarts de sa population autochtone et l’a rayée
de la carte, est cyniquement qualifiée de guerre d’indépendance par les Israéliens.
Une guerre coloniale, et une épuration ethnique, qui n’ont jamais cessé.
Lire la suite de cet article
L’opposition appelle ? la grève générale pour mardi
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 20 janvier 2007 à 22:55 -
Cherchant ? intensifier son offensive pour faire chuter le
gouvernement pro-occidental, l’opposition libanaise a lancé samedi
un appel ? la grève générale la semaine prochaine, destinée ?
paralyser le pays alors que doit s’ouvrir ? Paris une conférence des
donateurs.
L’opposition, emmenée par les organisations chiites Hezbollah et
Amal et par le général chrétien Michel Aoun, demande ? disposer
d’une minorité de blocage au sein d’un futur gouvernement d’union
nationale et réclame l’organisation d’élections législatives
anticipées.
"L’opposition nationale n’a pas d’autre choix que d’en appeler
une fois de plus ? sa base populaire pour permettre une
intensification de son mouvement de protestation pacifique et
démocratique", précise-t-elle dans un communiqué.
"Elle demande aux Libanais d’exprimer librement et en toute
sincérité leurs choix nationaux et politiques par le biais d’une
grève générale et par un arrêt total du pays mardi."
De source proche de l’opposition, on indique que l’objectif de ce
mouvement est de paralyser le pays, y compris les services publics
essentiels comme le seul aéroport civil et le port de Beyrouth. Le
principal syndicat du pays, qui s’oppose ? la politique économique
du gouvernement de Fouad Siniora, soutient l’appel ? la grève.
LE CABINET SINIORA SANS LÉGITIMITÉ, DIT L’OPPOSITION
Cette grève interviendra ? l’avant-veille d’une conférence
internationale des donateurs ? Paris, dont le Premier ministre Fouad
Siniora espère obtenir des milliards de dollars pour redresser une
économie ruinée par la guerre entre Israël et le Hezbollah l’été
dernier. La dette publique du Liban s’élève ? 41,5 milliards de
dollars, soit 190% du PIB.
Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, dont le groupe est
soutenu par la Syrie et l’Iran, a déclaré vendredi soir que la grève
donnerait un "sérieux coup de pouce" ? l’opposition.
Des partisans de l’opposition campent devant le siège du
gouvernement dans le centre de Beyrouth depuis le 1er décembre pour
faire valoir ses revendications politiques face ? un gouvernement
qu’elle considère comme contrôlé par Washington.
Siniora rejette les demandes de l’opposition et a cherché au lieu
de cela ? faire avancer ses projets pour la conférence de Paris, ?
laquelle la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, doit
participer.
L’opposition estime que le gouvernement Siniora n’a plus aucune
légitimité depuis la démission en novembre des ministres chiites qui
en faisaient partie jusqu’? l’échec des pourparlers sur un
élargissement de ce gouvernement.
Les postes ministériels sont traditionnellement répartis au Liban
entre les communautés religieuses. La crise politique née l’an
dernier a ravivé les tensions intercommunautaires, notamment entre
sunnites et chiites.
Interview de Soha Bechara
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 janvier 2007 à 22:24 -

Soha Bechara, militante libanaise vivant à Genève, a passé dix ans de sa vie (1988-1998)
dans la prison de haute sécurité de Khiam, « enfer sans nom et sans existence »,
dont six en isolement complet, pour avoir tiré sur le général Antoine Lahad, chef
de l’Armée du Sud-Liban, force spéciale de collaboration avec l’occupant israélien.
Elle a raconté son expérience dans Résistante, publié chez J.-C. Lattès, en septembre
2000
Depuis le 14 février 2005 (mort de Rafik Hariri), une série d’assassinats
ont été perpétrés au Liban. Les médias dominants ont toujours visés la Syrie, bien
que l’intervention d’autres forces libanaises, de même que celle des services secrets
israéliens et états-uniens ne soit pas exclue, ne serait-ce que pour jouer la carte
de la guerre civile. Qu’en penses-tu ?
La série d’assassinats politiques qui ont frappé le Liban depuis le 14 février
2005 ne peut pas s’expliquer par une seule logique. Pour moi, tous ces attentats
n’impliquent pas un seul acteur ou commanditaire. On peut d’ailleurs les expliquer
de différentes façons si l’on se demande à qui ils ont pu profiter. Et dans ce cas-l ,
effectivement, tes hypothèses se tiennent et l’on pourrait même élargir le spectre
des suspects, pour ce qui est de Rafik Hariri, à certains milieux économiques mafieux,
notamment la mafia russe et la famille saoudienne.
Avec le système des mandats, plusieurs pays, dont le Liban, ont été mis sous
tutelle d’une puissance occidentale après la Première guerre mondiale.
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Championnat arabe des nations de Futsal
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 janvier 2007 à 22:15 -
La sélection libanaise de futsal (football en salle) a battu son homologue marocaine 8 buts ? 3, mercredi a Tripoli, dans le cadre du 3eme championnat arabe des nations de Futsal.
Grâce ? cette victoire, le Liban rejoint le Maroc ? la 3e place avec 6 points en 5 matches disputés. L’Egypte est en tête avec 12 points en quatre rencontres, devant la Libye, 2eme, avec 9 points en trois rencontres. La Tunisie, qui compte une seule victoire et trois défaites, est en 4eme position avec 3 points, devant l’Algérie qui ferme la marche avec 0 point.
Une seule rencontre figure au programme de jeudi entre la Libye et l’Algérie, alors que les deux derniers matches de la compétition opposeront samedi la Tunisie ? l’Algérie et la Libye ? l’Egypte.
Point de vue du parti communiste libanais
Publié par Liban Live - Actualité du Liban le 19 janvier 2007 à 22:00 -

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais a tenu une réunion extraordinaire
afin de débattre de la situation économique qui prévaut dans le pays et des mesures
prises dernièrement par ce qui reste du gouvernement de Fouad Sanioura en préparation
? la troisième conférence qui se tiendra, le 25 janvier, ? Paris.
Le soi-disant projet « de développement, de reconstruction et de réforme », adopté
par le gouvernement libanais en préparation ? la « Conférence Paris-3 », une fuite
en avant qui tente d’ignorer la crise profonde qui sévit dans le pays et les divisions
profondes qui en sont une conséquence directe. De plus, l’adoption du projet, lors
de la réunion tenue le jeudi 4 janvier, s’oppose ? la volonté et aux intérêts de
la moitié des Libanais, au moins, parce qu’il contient des promesses et des obligations
concernant le vote de mesures et de directives qui toucheront de près les intérêts
de tous les Libanais.
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