Tirs du Liban sur Israël: Beyrouth condamne, la Finul appelle à la retenue

BEYROUTH (AFP) — Le gouvernement libanais a dénoncé mercredi les tirs de trois roquettes sur le nord d’Israël à partir de son territoire, une attaque qui a aussi conduit la force de l’ONU dans le sud du Liban à appeler à la retenue.

« Quelle que soit la partie derrière cette attaque, elle cherche à ébranler le consensus national et toutes les parties représentées au gouvernement » d’union nationale, a déclaré le ministre de l’Information Tarek Mitri, en soulignant que le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, faisait partie de ce gouvernement.

« Cela donne à Israël une excuse pour attaquer le Liban », a-t-il prévenu.

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Le Hezbollah a fermé les yeux sur l’attaque contre Israël

L’attaque à la roquette jeudi depuis le Liban contre le nord d’Israël serait l’oeuvre d’un groupuscule palestinien qui aurait agi avec l’accord tacite du Hezbollah mais devrait rester un acte isolé, estiment des analystes.

«Il ne s’agit pas de l’oeuvre d’un groupe libanais. Toutes les parties libanaises, y compris le Hezbollah, souhaitent un minimum de stabilité, notamment avant les législatives» en juin, affirme Oussama Safa, directeur de Centre libanais pour les études politiques.«Ce n’est pas le style du Hezbollah de lancer quelques vieilles roquettes, juste pour provoquer. Soit il se lance dans une grande opération, soit il ne fait rien», précise l’expert, selon qui le groupe chiite «n’a pas intérêt à enflammer le front libanais».

Quatre roquettes de type katioucha tirées depuis le sud du Liban se sont abattues sur l’ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon l’armée israélienne, qui a riposté en tirant plusieurs obus vers le Liban.

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La présidence de l’UE minimise les tirs de roquettes depuis le Liban

Benita Ferrero-Waldner et Karel Schwarzenberg

Le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg, dont le pays préside l’UE, a minimisé l’importance des tirs de roquettes jeudi depuis le Liban dans le nord d’Israël, estimant qu’il ne fallait pas y voir le début d’une offensive du Hezbollah.

« Il y a eu tellement peu de roquettes que j’ai l’impression que le Hezbollah a cherché à démontrer qu’il existait encore » mais « pour le moment ils auraient très peur de déclencher une vraie guerre avec Israël », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Prague avec des journalistes bruxellois.

Il a reconnu dans le même temps les liens entre le Hezbollah et le mouvement Hamas à Gaza, visé par une offensive de l’armée israélienne.

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Violents combats à Gaza, des roquettes tirées depuis le Liban

Char israélien le 7 janvier 2009 au sud de la frontière de la bande de Gaza

GAZA (AFP) — Des roquettes tirées du Liban se sont abattues jeudi dans le nord d’Israël en apparente riposte à l’offensive israélienne à Gaza où des violents combats opposaient l’armée israélienne à des activistes palestiniens, le bilan des morts ayant franchi la barre de 700.

Un émissaire israélien s’est parallèlement rendu en Egypte pour discuter d’une proposition de trêve du président Hosni Moubarak.

Trois roquettes Katioucha tirées depuis le Liban sont tombées dans l’ouest de la Galilée, dans le secteur de la ville de Nahariya et du kibboutz Kabri, blessant légèrement deux femmes, selon un dernier bilan. L’armée israélienne a tiré en riposte plusieurs obus en direction du Liban, a indiqué un porte-parole militaire. Suite à cette attaque, les habitants du nord d’Israël ont été appelés à rester près de pièces protégées de logements et les écoles ont été fermées à Nahariya.

Les tirs n’ont pas été revendiqués, mais selon des sources militaires israéliennes ils seraient le fait de groupes palestiniens réagissant à l’offensive à Gaza. Israël a relativisé la portée de cette attaque dans un souci de ne pas ouvrir un second front.

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Des milliers de personnes aux funérailles de combattants du Hezbollah

BEYROUTH (AFP) — Des milliers de personnes ont participé vendredi à Beyrouth aux funérailles symboliques de huit combattants du Hezbollah tués en 2006 et dont les dépouilles ont été restituées mercredi par Israël dans le cadre d’un échange de corps et de prisonniers.

Près de 5.000 personnes se sont rassemblées dans une grande salle de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, selon un photographe de l’AFP.

Huit cercueils enveloppés du drapeau jaune du Hezbollah sur lesquels avaient été déposés des couronnes de fleurs et la photo du défunt étaient placés devant les rangées de proches et de partisans du mouvement chiite. Continuer la lecture de Des milliers de personnes aux funérailles de combattants du Hezbollah

Samir Kantar, accueilli en héros dans son village, « ne regrette rien »

Samir Kantar
Samir Kantar

AABEY (AFP) — Accueilli en héros dans son village au lendemain de sa libération par Israël, Samir Kantar a affirmé jeudi ne pas regretter d’avoir mené une opération meurtrière en 1979 dans le nord de l’Etat hébreu, qui lui a valu de passer près de 30 ans dans les prisons israéliennes.

« Je ne regrette jamais mes actes », a affirmé M. Kantar à l’AFP qui lui demandait s’il ne regrettait pas d’avoir mené l’opération de Nahariya, durant laquelle trois personnes, dont une fillette, avaient été tuées en 1979.

« Au contraire, je tiens toujours à ma ligne politique », a ajouté l’ex-détenu en marge d’une cérémonie organisée pour célébrer son retour dans son village druze d’Aabey, au sud-est de Beyrouth, au lendemain d’un échange de prisonniers avec Israël.

« J’ai appris aujourd’hui que les Israéliens voulaient m’assassiner (…) Hier, au même moment j’étais entre leurs mains, mais en cet instant, j’aspire vraiment à leur faire face », a-t-il déclaré. Continuer la lecture de Samir Kantar, accueilli en héros dans son village, « ne regrette rien »

Ombres libanaises

Mûriers sauvages
En posant le « mûrier sauvage » comme éponyme de son récit, Imane Humaydane Younes entraîne le lecteur dans une aventure qui s’annonce comme des nuages d’orage dans un paysage méditerranéen d’éternité sereine : un domus comme il y en a tant en Méditerranée, ici dans la montagne druze du Liban. Un récit au cœur de l’Orient si « compliqué » pour le regard occidental qui pose le linceul de l’exotisme lorsqu’il ne comprend pas que les pensées sont aussi écrites dans le bois, la pierre ou sur la métaphore d’un arbre — ici le mûrier, cette nature qui anticipe tout ce que la culture a de noble, la soie.

Un patriarche autoritaire, à l’automne de sa vie, règne sur un gynécée. Un lourd secret plane sur les lieux et les gens : sa dernière épouse, mère de Sara, l’héroïne / témoin / narratrice du récit, a quitté le maître des lieux, son mari, et « la grande maison », qu’on aurait baptisée « le château » comme dans le Bordelais, si les mûriers étaient des vignes. Sara, toute en intériorité, la fille du secret, est en quête du secret de ses origines. « Ta mère est partie à la recherche de son âme », lui répète-t-on sans cesse pour toute réponse. L’âme de cette mère invisible est en errance, telle celle d’une chamane. Mais l’âme de Sara, son être, son devenir partent en une quête, avec une immense solitude comme seule compagne, dans un monde du silence, un labyrinthe de signes fugaces. Qui était ma mère ? Vit-elle ? Où, comment l’atteindre ? Toute la temporalité, tout l’imaginaire de Sara en sont investis. Continuer la lecture de Ombres libanaises

Libération de 5 prisonniers détenus en Israël

Hassan NasrallahIsraël a relâché ce mercredi cinq prisonniers libanais – parmi lesquels Samir Kantar, du Front de libération de Palestine – en vertu d’un accord d’échange passé avec le Hezbollah libanais. Le doyen des prisonniers, tout souriant, en T-shirt gris et jean délavé, a été accueilli par des cris de joie et une foule qui a crié « Allahou Akbar! » (Dieu est grand).

Vêtus ensuite des treillis des combattants du Hezbollah, les cinq hommes sont ensuite arrivés à l’aéroport de Beyrouth. Le président Michel Sleimane est venu les accueillir à la leur descente d’hélicoptère, accompagné du Premier ministre Fouad Siniora et du président du Parlement Nabih Berri. Une immense foule attendait également de les accueillir dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Un rassemblement monstre est prévu dans la capitale pour fêter leur libération.

« Ici, c’est la victoire du Hezbollah. Mais pas seulement », commente Isabelle Dellerba, correspondante de FRANCE 24 à Beyrouth. « A l’aéroport de Beyrouth, pour accueillir les prisonniers, il y a le président libanais, le Premier ministre et président de l’Assemblée nationale. Toutes les factions politiques participent à l’événement. Et toutes les institutions privées et publiques sont fermées pour l’occasion. » Continuer la lecture de Libération de 5 prisonniers détenus en Israël